Chronique des sexismes ordinaires

Chronique des sexismes ordinaires

PARCE QUE C’EST AUSSI UNE FORME DE HAINE

Derrière les écrans, la violence du système patriarcal

Le 4 novembre dernier, Adèle Haenel témoignait, en direct sur Mediapart, des violences dont elle a été victime, entre 12 et 15 ans, dans le milieu du cinéma. Elle témoignait surtout de la raison pour laquelle, longtemps après les faits, elle a décidé de sortir du silence : pour dénoncer un problème systémique face auquel les femmes et personnes victimes sont souvent isolées, démunies. “État coupable, justice complice” scandent les manifestant·es contre les violences faites aux femmes : on le sait, les victimes sont souvent culpabilisées, leurs témoignages sont remis en cause, on en questionne le but. Pour Adèle Haenel, la position que lui donne son statut d’actrice – renommée qui plus est – lui permet d’éviter un certain nombre de ces travers, et notamment l’accusation de “faire le buzz” pour attirer la lumière sur elle, qui a souvent été portée contre les actrices pendant la vague #metoo.

Couplé à la sortie du dernier film de Polanski et aux critiques et interpellations auxquelles il donne lieu, ce témoignage – pour lequel l’actrice a reçu beaucoup de soutien – montre un milieu du cinéma meurtri par la prise de conscience qu’il est à l’image de la société : machiste, sexiste, violent. Séparer les hommes des artistes, un non-sens face à cette prise de conscience d’un comportement sexiste, violent et à l’urgence de la situation.

Karine

Quelles perspectives pour les luttes féministes ?

La tendance intersyndicale Émancipation organise, les 24 et 25 janvier prochains, un stage sur les questions féministes.

Plus précaires, plus touchées par les contre-réformes du gouvernement, dont la dernière en date sur les retraites, victimes de harcèlement, de violences… les femmes et les minorités de genre subissent la violence d’un système capitaliste, patriarcal, raciste. Mais la lutte s’organise : à l’international, la grève des femmes prend de l’ampleur. En France, les manifestations contre les violences faites aux femmes ont été massives, et la grève des femmes s’organise également.

Face au renouveau des luttes et aux attaques du système, nous vous proposons de venir échanger avec nous sur ces sujets et débattre des perspectives des luttes féministes,

les vendredi 24 et samedi 25 janvier prochains,

à l’EDMP, 8 impasse Crozatier, Paris 12e.

Le stage est ouvert à tous·tes, mais seuls les personnels de la Fonction publique peuvent prétendre à une autorisation d’absence.

Pour toute demande d’information (modèle de demande, programme, lieu, logements,…) et pour vous inscrire au stage, merci d’envoyer un mail à karine.prevot@gmail.com

Attention, la demande d’autorisation d’absence doit être déposée auprès de votre chef.fe d’établissement avant les vacances de Noël. ←

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