Une déferlante féministe !

Une déferlante féministe !

23 et 25 novembre

Les 23 et 25 novembre dernier, la déferlante féministe, appelée par les organisations et collectifs féministes, a eu lieu. Dans toute la France, ce sont quelques 150 000 personnes qui se sont réunies dans la rue pour crier leur colère contre le système patriarcal. Si la manifestation parisienne a été très médiatisée – à juste titre – les villes des autres régions ont également investi la lutte.

Paris : Sabine Duran

À La Rochelle

Samedi 23 novembre, à La Rochelle comme dans de nombreuses villes de France, plus de 300 personnes se sont retrouvées sur la place centrale, sous une pluie battante. L’appel d’OLF17 à venir manifester contre toutes les violences faites aux femmes a rassemblé cette année bien au delà du cercle des militant·es habituel·les.

Axé sur la lutte contre les féminicides, une poésie de combat a été déclamée à trois voix rappelant la spécificité de ces crimes. Nous avons dénoncé le continuum de violences subies par les femmes avant de nous mettre en marche sous la pluie dans les rues du centre ville. Un cortège mixte, intergénérationnel où lycéen·nes, étudiant·es ont marché aux cotés de leurs ainé·es, en scandant des slogans comme “À bas le patriarcat !”, “Pas de justice, pas de paix !” et bien d’autres. Un premier arrêt sur le port, pour des prises de paroles d’organisations, a permis de dénoncer le manque de moyens des associations et à rappeler également les revendications en terme de formation et de moyens pour la mise en œuvre d’une politique volontariste de luttes contre ces violences.

Puis le cortège s’est remis en marche, jusqu’à la Plage de la Concurrence où nous avons déposé dans le sable les 137 stèles portées tout au long de la marche, 137 stèles au nom des femmes victimes, mortes sous les coups de leur conjoint, ou ex-conjoint cette année.

Un moment émouvant, partagé, qui s’est achevé sur le chant de L’hymne des femmes. La présence de beaucoup de jeunes, filles et garçons, relais indispensable pour faire bouger les lignes est un vrai signe d’espoir.

À Nantes

Nantes, le 25 novembre au soir, 3000 personnes se sont retrouvées en centre ville pour une manifestation combative et dynamique contre les violences faites aux femmes. La manifestation était appelée par un collectif unitaire qui regroupe organisations syndicales et associations institutionnelles, mais également par des collectifs divers, sur des bases politiques propres, mais avec la volonté de ne pas diviser la marche comme cela avait été le cas l’année dernière (où il y avait eu deux marches). Un cortège divers, donc, et très combatif, s’est élancé dans les rues du centre ville au son de slogans permanents, contre le patriarcat, pour l’émancipation des femmes partout dans le monde, contre les violences policières… La manifestation a envahi la gare SNCF de Nantes, sous les applaudissements des voyageurs, aux cris de “Cheminotes, avec nous !”. Une partie du cortège s’est élancée pour un second tour, et notamment pour un rassemblement devant le cinéma Gaumont qui jouait ce soir là le film de Polanski. La question des violences sexistes et sexuelles était au coeur de la manifestation, mais les slogans appelant au 5 décembre étaient nombreux. Et les féministes nantaises, comme partout en France, ont investi la lutte contre la réforme des retraites : soirées débats, cortèges féministes dans les manifestations, campagnes d’information… les luttes sociales sont féministes, et le mouvement se construit !

Karine et Joëlle

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