Bureau National de la FSU – en cette rentrée scolaire, quelle mobilisation ?

Bureau National de la FSU – en cette rentrée scolaire, quelle mobilisation ?

Le premier Bureau national de la FSU de l’année scolaire s’est réuni ce 24 août. Et ce, dans un contexte où la rentrée scolaire se rapproche, tout comme de nouveaux mauvais coups du pouvoir et du patronat (licenciements, explosion de la précarité et de la pauvreté).

La rentrée scolaire s’annonce catastrophique : une politique de dislocation du cadre de l’école, avec un « protocole sanitaire » ministériel qui ne protège personne, qui soumet le respect de la « distanciation » au fait d’accueillir tout le monde, et en fait n’exige plus grand-chose. Les écoles, les établissements secondaires et universitaires en sont réduits à la logique du « débrouillez-vous », les tentatives de déréglementation fleurissent et les personnels rejettent les conditions d’une rentrée marquée par la négligence sanitaire du pouvoir et la poursuite de sa politique de casse de l’école publique.

Dans cette situation, que faire ? Toutes les composantes du Bureau national de la FSU étaient conscientes de la nécessité de promouvoir un plan d’urgence pour l’éducation, portant des revendications offensives et permettant de rassembler les personnels : fin du gel des salaires, diminution des effectifs, moyens pour garantir la santé des usager.es et des personnels, réemploi et titularisation des précaires… pour Emancipation il faut être clair, il s’agit de combattre la politique du gouvernement et non pas d’être dans une posture de « propositions » ou de se satisfaire de discuter des miettes qu’il pourrait hypothétiquement concéder dans le cadre de sa politique (cf. la proposition de Blanquer d’une « prime d’équipement » par ailleurs pitoyablement basse, tout en continuant le gel des salaires).

Que faire pour impulser la lutte collective ? Une journée d’action et de grève est annoncée pour le 17 septembre ; la CGT et Solidaires ont déjà décidé d’y appeler. Emancipation, comme d’autres composantes et notamment des sections départementales, est intervenue pour que la FSU soit pleinement partie prenante de cette mobilisation et appelle les personnels à la grève. Tout en oeuvrant à créer les conditions pour que cette journée puisse fédérer les colères, et commencer à remobiliser les collègues :

– en organisant dès la rentrée la résistance collective aux mauvais coups, en réunissant des AG de base avant et après le 17 septembre.

– en travaillant une plateforme de combat contre la politique gouvernementale, formulant des revendications offensives.

(pour plus de précisions, voir l’intervention des représentant.es d’Emancipation en pièce jointe)

Notre demande d’un appel clair à la grève n’a hélas pas été, pour l’instant, retenue par la direction de la FSU. Pour autant, la FSU sera présente lors de la prochaine intersyndicale nationale et pourrait s’associer au 17 septembre.

Par ailleurs, il y a eu accord au sein du Bureau National pour que la FSU soutienne l’appel à « l’acte 3 » des sans-papiers du 17 octobre (manifestation à Paris, plusieurs sections départementales sont déjà associées à sa préparation dans les départements). Il y a eu aussi accord sur le principe d’un soutien à la mobilisation du peuple biélorusse.

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