Les morts de Charlie étaient des camarades

samedi 10 janvier 2015
par  QD, Administrateur

Les morts, de la tuerie du 7 janvier 2015 ont été assassinés pour leurs idées, pour leur liberté d’expression, contre toutes les religions, pour le droit au blasphème, à l’irrévérence, pour le droit à rire de tout, surtout des religions. Cabu, Charb, Tignous, Wolinski nous leur empruntions souvent leurs dessins… Mais notre dette envers eux est colossale et nous ressentons déjà l’immense manque, la perte, pour toujours, de ces dessinateurs géniaux, dont l’énergie, la créativité permettaient le rire subversif et la dénonciation de l’ordre établi. Nous n’oublions pas non plus les autres, le chroniqueur économique Bernard Maris et la chroniqueuse de Charlie divan Elsa Cayat, le dessinateur Honoré, le correcteur Mustapha Ourrad, l’employé de maintenance Frédéric Boisseau…

Le mouvement syndical s’est construit aussi dans les luttes pour la laïcité, la liberté d’opinion et d’expression, la liberté de la presse. En ce sens, le combat pour Charlie rejoint et renforce notre combat. Ils ne lâchaient rien... nous ne lâcherons rien. Et il faudra prendre tous ceux qui disent “je suis Charlie” au mot : ça veut dire s’engager, déranger, créer, résister… ça veut dire “Ni dieu, ni maitre”... et à bas toutes les religions !

Et ça ne veut surtout pas dire “union nationale” pour verrouiller encore plus les libertés et continuer à réprimer les opposantEs aux politiques libérales et aux projets inutiles…