Brèves féministes

mardi 25 novembre 2014
par  Catherine

PARCE QUE C’EST AUSSI UNE FORME DE HAINE
Chronique des sexismes ordinaires

Je tricote dans mon coin

Si j’ai bien tout compris parce que comme je suis une fille, j’ai les neurones qui disjonctent quelque peu, comme ça va bientôt être Noël, il va falloir que je passe ma commande au père-Noël. Et bien oui, comme je l’écrivais ci-dessus, je suis une fille alors moi je crois aux contes de fées, légendes et autres fariboles. Bon, reprenons, je dois impérativement passer ma commande au père-Noël (ben oui parce que la mère-Noël elle existe pô, entre nous soit écrit, elle n’en a rien à cirer de tout ça mais chut ne “le criez pas sur les toits” car sinon on va m’accuser de sexisme à l’envers ! Enfin vous le savez bien, les filles n’ont pas toutes leur tête). Donc, le choix est cornélien : j’hésite entre une poupée Barbie de préférence et avec des habits roses s’il vous plaît, une cuisine où je ne ferai que les basses besognes, histoire de ne pas trop m’user le cerveau, un aspirateur (mon intérieur doit être nickel mais non pas celui-là, bande de vicieux/ses), une batterie de casseroles, bon tout ce qu’il faut pour être la femme parfaite. C’est peine perdue, j’n’arriverai pas à l’être (la femme parfaite, je vois à votre mine déconfite que vous ne saisissez pas bien, je suppute que vous aussi messieurs, les femmes ont déteint sur vous, vos neurones vont bientôt dépasser la date de péremption).
Bon, et si moi je voulais me vautrer par terre devant un train électrique, des petites voitures, un atelier bricolage ou autres beaux jouets destinés à ces jeunes machos en herbe ? Que nenni, vous n’y pensez pas, cela risquerait de griller définitivement le peu de neurones qui me restent et puis qui serait préparée à faire des bons petits plats à ces messieurs, à pouponner, etc... Bon, j’le savais bien, “Je tricote dans mon coin, j’suis idiote, j’suis idiote, je tricote dans mon coin, j’suis idiote mais ça fait rien”.

Isabelle Quinton

Négo égalité pro à la FNAC...

Au grand loto de l’inégalité, la FNAC fait carton plein comme le dénonce Sud Fnac début juillet au vu des constats réalisés par le syndicat...
On reprend de leur tract (disponible sur leur page facebook) quelques chiffres bien éclairants : 23 % des temps partiels sont occupés par des hommes et 77 % des salarié-es à temps partiel sont des femmes. 90 % des salarié-es du service clients sont des femmes.
11 : nombre d’hommes qui ont pris un congé longue durée (sabbatique ou parental) contre 115 femmes. 25 : nombre d’agents de maîtrise hommes pour 8 femmes. 36 % des cadres sont des femmes.
15 ans : au rythme actuel des promotions féminines, c’est le temps nécessaire (sans aucune embauche ni promotion masculine) afin de rétablir l’équilibre H/F chez les cadres. 34 directeurs de magasins sont des hommes (pour 10 femmes). 80 % des employées femmes embauchées en 2013 l’ont été en 1.3 (Coefficient des débutant-es) contre 55 % des hommes...

Extrait de Solidaires et égales n°10 - septembre 2014

L’Émancipation syndicale et pédagogique –4/11/2014 – page 36