Désarmons la police

dimanche 4 octobre 2015
par  Catherine

Encore de nouveaux blessés par la police et la gendarmerie dans les luttes et dans les quartiers populaires durant l’année 2015. Encore des jeunes qui resteront mutilés à vie. Et la mort, inacceptable, de Rémi Fraisse à Sivens, sur la Zad du Testet, le 25 octobre 2014..

La commission parlementaire sur le “maintien de l’ordre” présidée par Noël Mamère donne lieu à l’audition durant plusieurs semaines de policiers, de gendarmes. L’“Assemblée des blessés par la police” et leurs proches y est finalement reçue le jeudi 19 mars.

La publication des préconisations par son rapporteur, député PS Popelin, que N. Mamère a refusé de signer, est consternante : restrictions du droit de manifester, répressions accrues et armement conforté avec demande de dotation massive de Lanceur de balles de défense (LBD), remplaçant le flashball jugé trop peu précis. Rappellons que cette arme de guerre est tellement précise qu’elle a éborgné Pierre, à Nantes, lycéen manifestant contre la LRU devant le rectorat le 27 novembre 2007 (voir le blog où Pierre donne des explications sur France 3 http://dl.free.fr/h3uJZG5z0).

Récemment M.Toubon, défenseur des droits a repris en partie ces préconisations !

Face à l’impunité policière...

L’attentat qui frappe le siège de Charlie Hebdo en janvier 2015, qui assassine notamment Cabu, dessinateur antimilitariste génial, donne lieu à la mise en place par ce gouvernement de textes et de lois gravement liberticides donnant des moyens et des pouvoirs accrus au ministère de l’Intérieur, il s’agit d’un véritable blanc seing offert aux forces de répression.

L’impunité policière est plus que jamais de mise, avec notamment, le 18 mai, après dix ans de procédure, la relaxe des policiers jugés pour la mort de Zyed et Bouna, une enquête sur la mort de Rémi Fraisse qui semble être au point mort, une procureure du parquet de Nantes qui décide qu’il n’y a pas lieu d’ouvrir une enquête judiciaire suite à la mutilation de trois jeunes, éborgnés par la police alors qu’ils manifestaient contre l’aéroport de Notre Dame des Landes, le 22 février 2014.

Face à cela, force est de constater une forme de sidération, de tétanie, de peur (?) : syndicats, associations et partis à “gauche” muets et immobiles. Du coup la communication de l’Intérieur, relayée par les médias dominants est la seule audible, la fabrique du consentement et de l’impuissance fonctionne parfaitement.

Que faire, au delà de l’analyse et de la dénonciation des pratiques, et des armes utilisées par des forces de l’ordre toujours plus militarisées ? Une large mobilisation contre ces armes qui génèrent les meurtres n’est elle pas à construire dès à présent ?

...manifestons le 25 octobre

C’est précisément la proposition du “Collectif Pont de Buis” qui écrit :

“Suite à la mort de Rémi Fraisse une manifestation avait eu lieu devant l’usine d’armement Nobel Sport de Pont de Buis, à côté de Brest. 200 personnes ont bloqué la production d’armes et de munitions (dont celles du LBD) destinées à la France et à l’export... pour mutiler et tuer en Palestine, en Irlande, en Catalogne, en Turquie...

La seule présence aux abords de l’usine d’explosifs met la production à l’arrêt, provisoirement hélas ! Mais il s’agit de mettre en lumière l’existence de ce type d’industrie.

Cette société Nobel sport, est dirigée par un ensemble de sept actionnaires évoluant entre l’industrie d’armement et la finance. C’est une boite parmi d’autres. Il y aurait autant de sens à bloquer Alsetex dans la Sarthe, ou Vernay Caron à Saint-Etienne...

Le 25 octobre nous organisons un week-end d’action contre l’usine d’armement Nobel sport

Soyons nombreux.”

Le collectif du 22 février

Appel disponible sur le blog : https://desarmonslapolice.noblogs.org

L’Émancipation syndicale et pédagogique – 31/08/2015 – page 14 & 15