Brèves féministes (septembre 2015)

dimanche 18 octobre 2015
par  Rosine

Parce que c’est aussi une forme de haine…

La place des femmes dans le spectacle vivant et les arts plastiques... Pas mieux en Bretagne !

Pendant la semaine Émancipation à Locquémeau, j’ai découvert une brochure réalisée par l’Association HF Bretagne, créée à Rennes en 2013, pour l’égalité Femmes-hommes dans les arts et la culture.

Quelques illustrations tirées de l’étude complète, disponible sur leur site http://www.mouvement-hf.org/les-hf-en-regions/hf-bretagne/

Alors que dans la formation supérieure artistique le pourcentage de femmes diplômées s’élève à 69 ?% en 2013 et 68 ?% en 2014, la place des femmes aux postes de direction dans la création, la programmation ou les équipes permanentes est largement minorée, en moyenne 15 ?% dans le spectacle vivant.

Aucune femme ne dirige les scènes nationales, scènes conventionnées et Opéra de la région.

Seulement 17 ?% des spectacles ont des responsables artistiques femmes, 15 ?% des textes ou musiques sont composés par des femmes.

Il est vrai que les dispositifs de soutien à la création semblent eux aussi bien discriminatoires : par exemple dans le domaine des arts plastiques, UNE seule femme a bénéficié de l’allocation d’installation octroyée par la DRAC Bretagne en 2013 et 2014, alors qu’elle était attribuée à HUIT hommes dans le même temps...

Mots doux

J’ai trouvé l’écho d’une action anti sexiste initiée par une lycéenne de Nantes, SWEG, par ailleurs passionnée par les arts plastiques. Le mieux est de lui laisser la parole...

“« Mots doux » c’est un projet d’affichage urbain (dire street art ça fait pompeux, non ?) que j’ai mis en place dans les belles rues de ma ville bien aimée, Nantes.D’une certaine façon je rejoins ma grande amie et camaradeAikoet ses projets anti-sexistes.Je vous explique le machin ? Il se trouve que pendant quelque temps (un mois environ), j’ai tendu l’oreille dans les lieux que je cotoyais de façon à pouvoir relever toutes les remarques sexistes qui pouvaient être faites. Qu’il s’agisse d’harcèlement de rue, d’insultes « banales », de propos pseudo-intellectuels, tout a été noté avec minutie dans mon carnet : les phrases en elles-mêmes ainsi que le lieu et le moment où elles avaient été prononcées.Mon but était dans l’idéal de réveiller les (nombreuses) personnes pour qui le sexisme est virtuel, inexistant en France. J’ai donc tenté de transformer le discours oral en discours écrit (pour lequel on a étonnament généralement plus de considération), et d’afficher (le plus sobrement possible) les phrases aux lieux où elles avaient été dites.L’idée étant de fixer dans l’espace et le temps ce qui est dit, de façon à rendre plus ou moins durable ce qui est éphémère et donc, plus difficile à combattre.Désolée pour le pavé, avec amour.émoticône heart

PS : pour celles/ceux qui demandaient, oui vous pouvez tout à fait faire la même chose chez vous, c’est une idée en vrac que vous pouvez développer, remanier, etc... ça appartient à tout le monde.”

Texte et photos de l’action en ligne sur la page Facebook de SWEG !

Catherine Léger