La Fontaine d’or

Théâtre
vendredi 22 janvier 2016

Mettre en scène la guerre d’Algérie sans stresser le spectateur, la spectatrice, (vous y croyez !), proposer un spectacle tout public qui réconcilie histoire, humour et poésie, tels sont les défis, réussis, de cette pièce écrite par Geneviève Buono.

Cette page d’histoire, je m’en souviens parfaitement, et je ne cesse d’y puiser l’inspiration de mes écrits. Les jeunes enseignants regrettent souvent d’en être mal informés et, malgré toute leur bonne volonté, ils ont du mal à la transmettre correctement. Pour présenter de la bonne façon cette époque tourmentée, j’ai conçu ce spectacle tout public, à la fois distrayant et fidèle à la vérité historique”, nous dit l’auteure.

Les faits

De 1954 à 1962, deux millions de jeunes français seront appelés en Algérie pour faire une sale guerre qui ne les concerne pas, et dont certains ne reviendront jamais. Alors que les nostalgiques de l’époque coloniale multiplient les commémorations, il est fondamental qu’AlgérienNEs et FrançaisEs sachent que touTEs les EuropéenNEs ne partageaient pas leurs convictions rétrogrades, qui ont détruit à la base l’idée-même d’une nation algérienne arc-en-ciel (exode de harkis et pieds noirs vers l’hexagone) et continuent d’alimenter les rancœurs d’un racisme nauséabond.

Le spectacle

Connaissez-vous la Kabylie ? Avec La Fontaine d’or, nous sommes dans un conte traditionnel algérien. Une petite fille va puiser de l’eau à la fontaine tous les matins – à l’heure prévue pour les femmes bien sûr ! Ce jour-là, elle rencontre un génie directement surgi des Mille et Une Nuits qui l’entraînera dans des aventures énormes. Et voici qu’une fillette à la recherche de son père écrira une page d’Histoire.

Pétrie de poésie et de références historiques (historien associé : Alain Ruscio) La Fontaine d’or est un prétexte pour mettre en scène la guerre d’Algérie, sans stress et pour tous les publics à partir de sept ans. Comme la petite Nedjma, l’auteure a souffert les tourments d’une guerre qui ne disait pas son nom. Sa famille s’apparentait à ces pieds noirs courageux qui se sont engagés aux côtés des AlgérienNEs en lutte pour leur indépendance. Avec cette pièce de théâtre, elle tient à porter sur son enfance un regard apaisé et néanmoins lucide.

Critiques de spectateurs, spectatrices Avignon 2015

Une jolie manière de raconter une grande histoire commune. Continuez” (Ch. L’écuyer) – “Parler, raconter la guerre avec autant d’amour, relater cet événement avec autant de douceur, face à cette violence. C’était très poignant. Merci.” (Babette et Fred) – “Un très beau texte, bien servi par des comédiens dont la complicité nous a ravi. Plein de poésie et de fraternité ainsi que de surprises.” (sur billet Reduc DB2 brie) – “Merci pour ce beau témoignage, un bout de rayon de lumière qui arrose les deux rives de nos vies. Sans haine, sans effet de robe, juste avec la sérénité des gens dont le cœur bat dans le bon sens. Merci à tous les deux pour cette tendresse partagée pour ces bouts d’Algérie et de ma Kabylie chérie.” (Kamel, conteur) – “Super histoire, très bien racontée. Arriver à raconter des choses graves avec beaucoup de tendresse, c’est super !!! Et puis, c’est quand même bien car c’est aussi à la portée des enfants.” (Soleil, 13 ans) – “Les yeux parlaient. L’espoir n’est jamais perdu. Merci !” (la grand-mère de Soleil).

Depuis sa création en 2012, La Fontaine d’or tourne constamment (écoles en région parisienne, FELIV 2012 et 2013, Centre Culturel Algérien de Paris, maison des associations d’Aligre, festivals OFF d’Avignon 2013 et 2015, etc… ). Elle sera présentée en mars 2016 au théâtre Bellecour de Nice.

Transmis par Henri Amadéi

La Fontaine d’or, texte  : Geneviève Buono, musique : Claude Chevallier, mise en scène : Lounès Tazaïrt, scénographie : Élena Ivanova, historien associé : Alain Ruscio.

Compagnie “Sophie l’a dit” : sophieladit@yahoo.fr