Tribune féministe - Femmes dans la guerre, femmes contre la guerre

mercredi 20 avril 2016

Dans les mobilisations révolutionnaires des pays arabes à partir de 2011, les femmes ont été très actives. Et elles ont été aussi violemment agressées et réprimées.

Avec la contre révolution, avec la guerre, les violences sont décuplées. Femmes dans la guerre, femmes contre la guerre , d’Is@belle, nous rappelle les violences subies, mais aussi leur courage pour assurer la survie des enfants, pour acheminer l’aide humanitaire (comme en Syrie, par exemple) l’essentiel de ces actions humanitaires est porté par les femmes.

Dans Femmes dans les zones de conflits , Emmanuelle renvoie aux travaux de l’historienne Raphaëlle Branche qui montre que les violences sexuelles (en Syrie, dans l’ex-Yougoslavie, au Rwanda…) s’expliquent “par des facteurs politiques et sociaux” et sont utilisées pour affirmer la puissance de l’assaillant et terroriser. Dans leurs paroles comme dans leurs actions, des femmes d’hier et d’aujourd’hui se sont élevées contre les guerres.

Syrie : femmes dans la guerre exprime la place des femmes dans le combat qui, depuis 2011, se mène sous le slogan “Le peuple veut la chute du régime”. Ce texte évoque ces “femmes sans nom”, ces “femmes avec un nom”, ces “femmes qui sont restées là-bas et qui se battent comme elles peuvent sur tous les fronts”. Laure intègre des extraits de poèmes de Fadwa Souleimane, une figure de la révolution syrienne pacifiste. Aujourd’hui contrainte à l’exil celle-ci allie activités littéraires, artistiques, militantes.

Parmi les dix histoires de femmes syriennes détenues dans les prisons d’Assad et publiées par le journal Al-Qods Al-Arabie, Histoire de la professeure de physique-chimie , témoigne de l’horreur de ce régime et de la résistance des femmes.

Marieme Helie Lucas rappelle dans De l’européocentrisme comme cache-sexe, et de l’art de la prestidigitation en politique. Place Tahrir en Europe , que “patriarcat et intégrisme […] voguent main dans la main”. Face aux agressions de Cologne qui traduisent la montée de l’extrême droite intégriste, elle affirme que nous avons besoin de “la gauche” pour empêcher que nos protestations soient récupérées par l’extrême droite xénophobe.

Au-delà de la guerre, sur tous les plans, dans toutes les situations, la lutte des femmes pour l’égalité des droits, pour la liberté et contre l’exploitation capitaliste vont de pair.

C’est ce dont témoigne le texte Lutte contre une forme moderne d’esclavage, la GPA de L.J. qui évoque le combat associatif pour l’abolition internationale de la maternité de substitution ou, sur un autre plan, le texte de Joëlle qui dans Féminisme et littérature de jeunesse nous fait part de son engagement quotidien auprès de la jeunesse : cela sans leçon moralisatrice, mais par un choix d’albums dans lesquels les protagonistes des récits mettent en scène les idées d’égalité fille-garçon.

SOMMAIRE

  • page II Femmes dans la guerre, femmes contre la guerre
  • page III Femmes en “zone de conflits”
  • page IV Lutte contre une forme moderne d’esclavage, la GPA
  • page V Histoire de la professeure de physique-chimie
  • page VI Syrie : femmes dans la guerre
  • page VIII De l’européocentrisme comme cache-sexe, et de l’art de la prestidigitation en politique
  • page XI Féminisme et littérature de jeunesse

H. B.