Lutte contre une forme moderne d’esclavage, la GPA

Tribune féministe
vendredi 22 avril 2016

Ce 2 février 2016, des Assises pour l’abolition Universelle de la GPA (Gestation pour autrui), se sont tenues à l’Assemblée nationale. Ces Assises ont été précédées par une campagne de signatures d’une charte, qui s’oppose notamment “à toute forme de légalisation de la maternité de substitution [GPA] sur le plan national ou international”.
Ces initiatives, lancées par des associations de gauche, font suite à plusieurs années de prises de position contre toute forme de GPA, et en opposition notamment à cette autre “gauche” qui défend une GPA dite “éthique”. Elles posent une nouvelle pierre dans la lutte contre cette forme moderne d’esclavage qu’est la GPA. “Esclavage” car une femme enceinte ne peut rompre un contrat dans lequel elle s’est engagée à porter l’enfant d’autrui, “moderne” car il ne dure que “quelques” mois...
Cette lutte est nécessairement nationale et internationale car l’interdiction de la GPA dans un pays empêche rarement celles et ceux qui en ont les moyens de “louer” un ventre dans un autre pays.
Elle rejoint la lutte de toutes les autres formes modernes d’esclavage qui touchent en premier lieu les femmes et les enfants : travail sous la menace physique ou lié à un endettement auprès d’une personne tierce, exploitation sexuelle, traite humaine...
L’ensemble de ces formes d’esclavage concerne dans l’immense majorité les populations les plus pauvres, qui deviennent encore plus vulnérables lorsque leur pays est ravagé par la guerre.

L. J.