Sans retrait, pas de rentrée !

mercredi 20 juillet 2016

Le gouvernement prétend faire de cette rentrée celle de la loi travail, imposée à coup de 49-3 et de répression, contre la majorité des citoyenNEs et en bafouant des mois de luttes des travailleurEs et de la jeunesse. Et aussi celle de la réforme des collèges imposée également contre le refus quasi unanime et les mobilisations des personnels.

Nous ne l’acceptons pas. Pas plus que nous n’acceptons la répression violente des opposantEs et l’utilisation par la police d’armes de guerre, qui ont fait des centaines de blesséEs, les limitations des droits par l’état d’urgence, prolongé alors qu’inefficace comme on l’a vu avec le drame de Nice, la loi Urvoas, les interdictions et l’encagement de manifs, des bourses du travail, l’attaque annoncée de la ZAD de Notre Dame des Landes… Pas plus que nous n’acceptons l’explosion et l’aggravation de la précarité : contractuelLEs, vacataires, CUI, mobiliséEs contre les fermetures de poste par Pécresse, AED en lutte pour la titularisation, à Rennes, Marseille et dans le 93 et, exploitation ultime, l’emploi obligatoire sans salaire des jeunes en « service civique »… Pas plus que nous n’acceptons l’augmentation des effectifs, des tâches et du temps de travail (en vertu du rapport Laurent), l’attaque de la formation initiale et continue, ou la remise en cause de l’avancement d’échelon et de l’évaluation des enseignantEs en échange d’augmentations salariales en trompe l’œil des PPCR.

Nous refusons une telle rentrée, et œuvrerons pour la refuser dans les structures de luttes que nous avons contribué à faire vivre cette année, AG d’établissements, intersyndicales aux différents niveaux, interpro locales, Nuits debout, appels de syndicalistes tel « On bloque tout », collectifs contre l’état d’exception sous toutes ses formes. Les directions syndicales doivent informer sur ces attaques et projets, exiger leur retrait et refuser de discuter leur mise en œuvre. Elles doivent appeler à poursuivre et amplifier dès la rentrée la mobilisation dans l’unité la plus large, appeler à tenir des AG, des heures d’information syndicales dès le 31 août, pour décider la grève au plus vite de façon à ce que les appels au 8 septembre dans le second degré et au 15 au niveau interprofessionnel s’inscrivent dans une dynamique de mobilisation (grèves marchantes, AG) pour développer le rapport de force et gagner :

  • Pour l’abrogation de la loi Travail avec ses prolongements dans la Fonction publique (CPA, PPCR, loi déontologie…)
  • Pour l’abrogation de la réforme des collèges et le refus de son extension au lycée, où les personnels tirent déjà un bilan désastreux de la réforme Châtel (dont nous continuons de demander l’abrogation) et contre la sortie de l’éducation prioritaire pour ceux qui y étaient.
  • Pour la réduction des effectifs de classes partout, contre les suppressions de postes, les fermetures de classes, d’écoles. Pour l’amélioration des conditions de travail et la réduction du temps de travail de touTEs.
  • Pour le refus de tout licenciement, la garantie de réemploi à temps plein et la titularisation immédiate et sans condition de concours ni de nationalité de touTEs les non- titulaires.
  • Pour l’augmentation des salaires conséquente et uniforme (400 euros intégrés en point d’indice, pas de salaires inférieurs à 1750 € net). Pour l’avancement de touTEs au rythme le plus favorable et l’unification des corps par le haut.
  • Contre toute réforme de l’évaluation visant à généraliser aux enseignantEs l’entretien d’évaluation, dont nous demandons la suppression pour touTEs, et donnant de nouveaux pouvoirs aux chefs d’établissements dont nous refusons déjà l’autoritarisme et les abus de pouvoir. C’est pourquoi, nous demandons le retrait du projet gouvernemental, qui n’est ni négociable, ni amendable. Et qui est d’autant plus inacceptable que tout a été échafaudé pendant les congés scolaires.

La poursuite et l’amplification des mobilisations dès la rentrée doit permettre de construire un mouvement d’ensemble contre la politique des Hollande, Valls et Cazeneuve et contre tout autre pouvoir rétrograde dont ils hâtent l’instauration, pour une alternative sociale et scolaire à la société capitaliste.


Brèves

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1er octobre 2016 - L’évaluation en débat au CDFN de la FSU

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2 septembre 2016 - Retrait du projet “d’évaluation” des personnels enseignants !

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