Brèves féministes (février 2017)

dimanche 12 février 2017
par  Rosine

Parce que c’est aussi une forme de haine…

Nous appelons à l’action et à la grève pour les droits des femmes le 8 mars

La journée du 8 mars ne se "fête" pas par un cadeau ou une distribution de fleurs sur le lieu de travail. Journée internationale pour les droits des femmes, elle est une journée de lutte pour l’égalité.

En 2017, le contexte politique, social et économique international comme national n’offre pas de répit pour tout-es celles et ceux qui oeuvrent à plus d’égalité et de justice sociale. La banalisation des idées d’extrêmes droites, la montée des conservateurs (dans les élections aux États-Unis, dans différents pays européens notamment) sont des signes inquiétants pour les droits des femmes, pour les droits des populations qui fuient les guerres, la tyrannie ou tout simplement la misère.

En France, le contexte social et politique avec les dernières lois (Travail, Macron, Rebsamen...), la répression du mouvement social, comme la banalisation des idées d’extrême droite obligent nos organisations syndicales et féministes à s’allier pour contrer pied à pied leur propagande mensongère et les reculs sociaux pour les salarié-es, chômeurs/ses, précaires et retraité-es.

L’égalité entre les femmes et les hommes est pour nous incontournable parce qu’elle participe du progrès social. Laisser perdurer les inégalités entre les femmes et les hommes et s’exercer les violences contre les femmes, c’est porter une responsabilité sur le fait que les idées rétrogrades et les partis qui les portent progressent. [...]

En 2017, nous voulons que cessent en fin les inégalités au travail en termes de salaires, d’accès à l’emploi, de carrière, de temps de travail. Nous voulons l’égalité salariale et la revalorisation des salaires dans les métiers à prédominance féminine.

En 2017, nous voulons que soit garanti le droit d’accès à l’avortement, à la contraception dont la légitimité est sans cesse remise en cause. Nous voulons un égal accès à la santé et aux services publics garants d’une égalité de traitement pour toutes et tous.

En 2017, nous voulons que cessent les violences sexuelles et sexistes à l’encontre des femmes au travail, dans l’espace public comme à la maison.

En 2017, nous voulons des politiques volontaristes contre les stéréotypes de genre à l’école, dans les médias, dans la vie publique et privée.

En 2017, nous voulons le partage des tâches domestiques et des services publics de prise en charge de la petite enfance et des personnes âgées dépendantes.

Les femmes sont toujours payées en moyenne un quart en moins que les hommes. Ceci signifie dons que chaque jour, elles travaillent gratuitement à partir de 15h 40.

Aussi nous appelons à faire du 8 mars 2017 une journée d’actions et de grève pour les droits des femmes. Pour refuser le travail gratuit et exiger l’égalité professionnelle, nous appelons à des arrêts de travail à 15h 40 dans toute la France et sur tous les lieux de travail. Montrons que nos luttes sont des conditions nécessaires et indispensables pour l’émancipation des femmes et des peuples. Et montrons que nous devons toutes et tous rester solidaires, vigilantes et combatives pour renforcer nos acquis et obtenir de nouveaux droits.

Le 8 mars à 15h 40 : toutes dans l’action,

toutes dans la grève !

Premières signatures : CGT, Collectif national droits des femmes, Femen, Femmes Égalité, FSU, Les effronté-e-s, Osez le féminisme, Planning familial, Union syndicale Solidaires, UNEF...