Comité interministériel de la transformation publique du 1er février :

dimanche 11 février 2018
par  Catherine

Une déclaration de guerre à la Fonction publique et à ses syndicats

En quelques mois, Macron a pris les personnels du public pour cible, raboté leurs salaires, rendu très difficiles leurs conditions de travail et d’emploi, annoncé la privatisation ou l’abandon de missions. On ne voyait pas comment il pourrait s’acharner plus. Et bien si… Ce 1er février, le premier ministre a décrit comment ils entendent en finir avec des garanties professionnelles et statutaires “sédimentées et rigidifiées”.

Une gestion privée de la Fonction publique : “Plan de départs volontaires pour ceux qui souhaiteraient partir à la conséquence de la réforme de l’État. Avec un accompagnement des reconversions sous forme de mobilité au sein de la Fonction publique ou vers le secteur privé” (sic) et licenciements pour les autres en vertu de la loi mobilité déontologie qui permet de licencier après trois propositions de postes – bien sûr inacceptables – un fonctionnaire victime d’une suppression de poste (120 000 prévues par Macron).

Recrutement massif de non titulaires en lieu et place des titulaires (baisse des postes aux concours, non-remplacement des départs en retraite ou “volontaires” et licenciements) “pour donner davantage de souplesse dans les recrutements et la gestion des personnels recours aux contrats largement étendu notamment pour les métiers ne relevant pas d’une spécificité propre au service public”. Mais quels métiers ? Avec une telle logique, à la fin des années 90 G. Longuet considérait qu’il ne fallait garder que 20 % du nombre des fonctionnaires.

Salaire au mérite et à la performance  : “rémunération individualisées et liée au mérite et à l’atteinte des résultats individuels et collectifs”.

Attaque du paritarisme, de l’égalité de traitement entre les personnels avec la réduction du nombre des commissions administratives paritaires et leur consultation uniquement “en termes de recours”, telle que prévu dans “l’accord” PPCR.

Les syndicats sont également attaqués, et plutôt que de perdre du temps dans une concertation-caution de plus, ils doivent d’urgence contribuer à organiser dans l’unité la plus large les luttes qui s’imposent.

Olivier Vinay, le 2 février 2018

L’Émancipation syndicale et pédagogique – 5/02/2018 - page 30