Le colonialisme français, et après ? L’exemple de la Mauritanie

mardi 20 mars 2018

La Mauritanie est un pays dont on parle peu : plus d’un million de km² mais moins de quatre habitantEs par km². Ce pays saharien est rarement visité. Il a même carrément été mis sur la liste noire des pays à éviter pendant 10 ans.

Un pays dangereux ?

Le 24 décembre 2007, quatre touristes françaisEs sont assassinéEs à Aleg dans le sud de la Mauritanie. Aussitôt Le Figaro titre “Al Qaida derrière le meurtre des Français en Mauritanie”. La réalité est beaucoup plus prosaïque. Le crime a été commis par des bandits de droit commun évadés la veille d’une prison de Nouadhibou, à l’autre bout du pays et qui seront tués quelques jours plus tard par l’armée mauritanienne.

Le ministre des affaires étrangères français de l’époque, Bernard Kouchner, ferme aussitôt la ligne d’avion Paris-Atar (Atar est la capitale de la province de l’Adrar à 450 km de la capitale Nouakchott) et fait évacuer de nombreux/ses FrançaisEs. Le tourisme qui avait commencé à se développer va alors s’écrouler. Les guides, chameliers, aubergistes et chauffeurs, qui s’étaient formés et avaient créé des emplois dans un pays qui en a très peu, vont plonger dans la misère.

En Mauritanie, il n’y a pas eu de manifestation notable d’Al Qaïda ou de ses émules.

Il y a quelques milliers de TouaregEs malienNEs (qui n’ont rien à voir avec Al Qaïda) réfugiéEs dans la région de Oualata, après la répression qu’ils/elles ont connue au Mali depuis les années 1990 et qui craignent de rentrer dans un pays où touTEs les TouaregEs sont suspectéEs.

En décembre 2017, la ligne Paris-Atar a réouvert.

Un passé prestigieux.

Le Sahara n’était pas un désert à l’époque néolithique et on trouve aujourd’hui de nombreuses peintures rupestres de cette époque humide. Les descendantEs des pasteurs qui ont réalisé ces peintures sont probablement les PeulEs. Quand la région devient totalement aride au début du premier millénaire av JC, la vie y devient presque impossible. C’est l’introduction du dromadaire depuis l’Arabie qui va permettre l’arrivée de Berbères puis, au XIIIe siècle, celle d’une tribu arabe, les BédouinEs Banu Hassan, arrivéEs du Yémen et d’Égypte. Le dialecte arabe parlé aujourd’hui est le Hassanya. Berbères et Arabes partagent la même culture et les mêmes traditions. Le colonisateur les a désignés sous le nom de “Maures”.

Les Berbères fonderont des villes fortifiées prestigieuses, dont Chinguetti et Ouadane. Chinguetti sera considérée comme une des sept villes saintes de l’Islam. La ville avait des bibliothèques et de nombreux savants. La cité moderne aujourd’hui doit lutter contre l’ensablement.

Il existait un grand empire africain sur les territoires actuels de la Mauritanie et du Mali, c’était l’empire du Ghana. Il sera détruit au XIe siècle par les Almoravides.

Ceux-ci ont bâti leur puissance sur le commerce caravanier entre la Méditerranée et l’Afrique Noire. Sous l’impulsion d’un prédicateur et parti d’Azoughi, une petite oasis près d’Atar, leur roi se lance dans la conquête d’un empire qui ira du Sénégal jusqu’à Alger et l’Andalousie. Ce sont eux qui fonderont Marrakech. Cet empire durera un siècle et sera détruit par un autre empire berbère, celui des Almohades.

Les pèlerinages joueront un grand rôle dans la diffusion des idées, mais aussi dans celle des produits et des techniques. Le thé qui est devenu une boisson ritualisée et incontournable a ainsi été introduit au point que les MauritanienNEs ne savent plus aujourd’hui ce que leurs ancêtres lointains buvaient avant l’introduction du thé.

La prospérité de cette région déclinera quand les caravanes seront remplacées par les bateaux des premières puissances européennes. On trouve en plein désert près du “volcan inachevé” Guelb er Richât (appelé communément l’œil de l’Afrique) le fort d’Agweidir datant du XVe siècle dont la construction est attribuée aux Portugais. Comme pour signifier dès l’époque que la richesse ne transitait plus par les caravanes et que, pour commercer, il fallait aller sur la côte atlantique.

Maures et NoirEs, nomades et sédentaires

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Le Sahara n’englobe pas tout le pays. Le Sud de la Mauritanie a un climat sahélien. La rive nord du “fleuve” (le Sénégal qui fait la frontière sur plusieurs centaines de km entre Mauritanie et Sénégal) a une agriculture de climat humide (le riz notamment).

La région sahélienne est peuplée de WolofEs, de ToucouleurEs, de SoninkéEs, de PeulEs, de BambaraEs comme dans les pays voisins. Ils/elles représentent un peu moins de 30 % de la population.

Dans la partie saharienne du pays, il y a aussi des NoirEs, les HaratinEs. CertainEs sont les descendantEs des anciennes populations du Sahara avant la désertification, d’autres d’esclaves noirEs enlevéEs lors de razzias au sud du fleuve. Ils/elles ont la même culture et la même langue que les Arabo-Berbères et parfois sont ceux/celles qui conservent le mieux cette culture.

Plusieurs associations occidentales ont dénoncé l’existence de l’esclavage en Mauritanie. Cette vision ne correspond pas à la réalité du pays. Il y a des stratifications sociales (comme partout), des liens de dépendance avec des gens travaillant gratuitement en étant logés et nourris, mais il paraît présomptueux de parler d’esclavage. L’ONU compte 40 000 esclaves (1 % de la population).

De même, les colonisateurs occidentaux ont toujours voulu faire une distinction entre sédentaires et nomades. Ils ont combattu les nomades qui étaient plus difficiles à contrôler. Cette diabolisation du nomade saharienNE s’est faite à l’époque où, en Europe, on promulguait des lois contre les gens du voyage. Ces lois liberticides, transformées en “livret de circulation” n’ont été abolies que très récemment.

En fait, dans le Sahara mauritanien, cette distinction est artificielle.

Les sédentaires vivent dans de nombreuses oasis. Ils cultivent (le palmier dattier, le sorgho, des légumes très goûteux, un peu de céréales) et protègent leurs cultures par des clôtures contre leurs propres bêtes. Ces cultivateurs/trices ont aussi des troupeaux (chèvres, dromadaires, ânes, parfois moutons et même des vaches qui ressemblent à celles des peintures rupestres). Parfois, en plein désert, on trouve de la verdure et des cultures, résultat de l’acharnement à exploiter la terre, partout où c’est possible. Les maisons de ces villageoisES ressemblent à des tentes très petites mais construites en dur (souvent en pisé).

Les nomades parcourent le désert à la recherche de terres où leurs troupeaux trouvent de quoi manger et boire. La vie sous la tente qu’il faut régulièrement déplacer est organisée avec beaucoup d’ingéniosité. Il peut leur arriver aussi de cultiver. Les nomades possèdent un grand savoir-faire en artisanat ou en médecine, qui leur permet de vivre avec leurs familles dans une nature parfois très hostile.

Il pleut quelques jours par an en juin ou juillet quand la chaleur est étouffante. Ces pluies peuvent être très violentes. Les rivières (appelées bathas) se gonflent d’eau. Cette eau se retire vite, mais elle assure une nappe phréatique peu profonde. Dans une partie importante du territoire du Tagant et de l’Adrar, il y a une petite végétation (de “l’herbe à chameau”) et de nombreux acacias qui permettent aux troupeaux de trouver leur nourriture et aux humains de creuser des puits et d’avoir du bois.

On trouve dans le désert des points d’eau, des gueltas (cuvettes où l’eau s’accumule lors des crues et perdure jusqu’aux pluies suivantes) bien connues des humains et des animaux. Dans une des gueltas du Tagant appelée Matmata, il y a des crocodiles, lointains descendants de ceux qui pullulaient autrefois et qui ont été piégés par la désertification du Sahara.

Le paysage est constitué de plateaux avec une alternance de dunes et de rochers. De temps en temps, l’érosion a causé un “décrochage”. Les oasis sont dans les creux.

Le colonialisme

Dans un des musées d’Atar, on voit en photo ces soldats français en bel uniforme tout blanc et leurs femmes en robe élégante. C’était l’époque de l’AOF (Afrique Occidentale Française) dont la capitale était Saint-Louis sur le fleuve Sénégal. Il n’y avait pas de ville en Mauritanie. Comme la France possédait (ou contrôlait) le Maghreb et créait des colonies au sud, il fallait rejoindre ces deux morceaux de l’empire.

Sarkozy a dit : “l’homme africain n’est pas entré dans l’histoire”. Parlons de la conquête coloniale.

Le “pacificateur” de la Mauritanie, pour reprendre les termes de notre mythologie coloniale, s’appelle Xavier Coppolani. Son “plan de pacification” était rusé. Il charmait les tribus par sa connaissance des coutumes arabes et islamiques pour qu’elles acceptent la souveraineté française.

Son charme devait être limité. Coppolani est tué à Tidjikdja (aujourd’hui capitale de la province du Tagant) en 1905 .

La méthode “douce” ayant échoué, l’armée française va utiliser la manière forte avec le général Gouraud qui sera plus tard un des nombreux bouchers de la “Grande Guerre”.

Les ruines de la ville de Rachid, dans le Tagant, pourraient ressembler à celles de Chinguetti. Elles n’ont pas du tout la même histoire. En 1907, Gouraud a bombardé et détruit la ville. Les hommes ont été pendus. En souvenir de cet épisode, la principale rue de la ville moderne s’appelle “avenue de la résistance”.

Le colonisateur a certes créé quelques écoles peu adaptées à la vie des nomades. On y enseignait “nos ancêtres, les Gaulois”. Quasiment rien n’a été fait pour développer une colonie qui n’intéressait le colonisateur que pour sa position stratégique.

TouTEs les FrançaisEs qui ont fréquenté la Mauritanie n’ont pas été des colonialistes. Théodore Monod a sillonné le Sahara mauritanien pendant près de 80 ans (jusqu’à sa mort en 2000) dans un but historique et scientifique. Il sera signataire du “manifeste des 121 contre la guerre d’Algérie”. Pierre Rabhi soutient aujourd’hui en Mauritanie un “village écologique intégral” avec le consentement de la population qui met en route des projets raisonnés de développement. Ce village est un des rares en Mauritanie à ne pas être jonché d’ordures. Les habitantEs ont décidé qu’il fallait les brûler et/ou les enterrer.

Ce sont hélas des exceptions et la présence française a été essentiellement coloniale.

En 1935, des géologues français ont découvert du fer dans le nord du pays. L’exploitation a commencé en 1952 mais s’est vraiment développée après l’indépendance, en 1963, avec l’achèvement du chemin de fer qui relie le port de Nouadhibou aux mines de Zouérate en contournant le Sahara Occidental. La France a accordé l’indépendance à la Mauritanie en 1960 mais elle a gardé le contrôle de ces mines qui ont “permis” la fermeture des mines de Lorraine (dans les années 1950, la France était le troisième producteur mondial).

Une indépendance ? Quelle indépendance ?

Moktar Ould Daddah, un civil, a été à la tête de ce pays jusqu’en 1978. Depuis cette date, il y a eu plein de coups d’État militaires ou des élections qui, miraculeusement, ont abouti à l’élection d’un militaire.

Comme nous le disait avec malice un ami devant les portraits des chefs d’État qui se sont succédés, si les premiers ne se sont pas vraiment enrichis, les derniers ont largement utilisé leur pouvoir pour puiser dans les caisses. Clairement, les richesses ne profitent que très peu à la population. On a parlé du tourisme et du fer. Il faudrait parler du poisson. Les eaux de la côte atlantique mauritanienne sont très poissonneuses, notamment au large du banc d’Arguin. Les droits de pêche ont été bradés pour des sommes dérisoires à des bateaux usines japonais, russes ou français.

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La pêche locale ne ramasse que les miettes et donne lieu à une exploitation des pêcheurs par les propriétaires de bateaux.

Dans les années 1950, s’est développée au Maroc l’idéologie du “Grand Maroc” englobant le Sahara Occidental et la Mauritanie. Les adeptes de cette idéologie nationaliste s’appuyaient sur le fait qu’à la fin du XVIe siècle, le Maroc avait conquis le Sahara jusqu’à Tombouctou. Ils rappelaient aussi les ascendances mauritaniennes de la dynastie alaouite qui est sur le trône marocain depuis près de 400 ans. La Mauritanie a vécu sous la menace de ce puissant voisin jusqu’à 1972.

Quand le roi marocain Hassan II lance la “marche verte” et décide d’envahir le Sahara, il trouve un allié inattendu, le président mauritanien, qui signe un accord de partage de l’ancienne colonie espagnole. Accord scélérat car les populations du Sahara et de la partie saharienne de la Mauritanie sont les mêmes et vont souvent avec leurs troupeaux d’un pays à l’autre.

Les troupes du Polisario entreront en Mauritanie. On voit dans l’Adrar les fortifications construites en vain par l’armée mauritanienne qui essaiera d’arrêter le Polisario. Celui-ci mènera des raids jusqu’à Nouakchott. L’ancien colonisateur français aidera inutilement l’armée mauritanienne qui sera obligée en 1979 de signer la paix avec le Polisario et de se retirer du Sahara.

Le pays connaîtra une autre guerre, toute aussi absurde.

En 1989, sur les rives du fleuve Sénégal, des accrochages ont lieu entre bergers peuls mauritaniens et paysans soninkés sénégalais. Rapidement, on assiste à de véritables massacres ethniques des deux côtés de la frontière avec évacuation en urgence des SénégalaisEs de Mauritanie (70 000) et des MauritanienNEs du Sénégal (160 000). Les relations diplomatiques entre les deux pays seront rompues pendant trois ans et l’affrontement militaire généralisé évité de justesse.

Modernité et obstacles

Où en est le système de santé en Mauritanie indépendante ? Ce qui est sûr c’est que l’espérance de vie a considérablement augmenté et que la mortalité infantile est en recul. Nous avons eu une brève expérience de ce qu’est un centre de soin dans la petite ville de Moudjéria (6 000 habitantEs). C’était pour notre guide, malade. Eh bien, on n’a rien vu de honteux ! Les bâtiments étaient en train d’être agrandis. Le malade a été très rapidement pris en charge et mis sous perfusion. Mais la pharmacie locale n’avait pas les médicaments donnés par ordonnance et il a fallu les acheter ailleurs.

Et l’éducation ? Avant le colonialisme, les nombreux lettrés étaient ceux qui avaient fréquenté l’école coranique en apprenant par cœur, dès la petite enfance, les versets du Coran. L’école française puis celle de la Mauritanie indépendante n’ont pas éliminé l’école coranique. Malgré des efforts sous forme de regroupements, la scolarisation des enfants de nomades reste difficile et n’est pas toujours effective. L’école a plus de succès dans les provinces sahéliennes. Du coup, dans les provinces sahariennes, les instituteurs sont souvent des gens du sud qui expriment l’envie de partir au plus vite. Ce n’est pas bon pour la qualité des études.

Pour le secondaire, il y a eu des errements, comparables à ce qu’a connu l’Algérie. Pendant quelques années après l’indépendance, l’enseignement était en Français, ce qui excluait toute une partie de la population. L’arabisation, mal conduite, a eu les mêmes effets qu’en Algérie : baisse de niveau de l’enseignement scientifique, mauvaise qualité des enseignantEs non forméEs. On en est aujourd’hui à un enseignement mixte : les matières littéraires en arabe littéraire (qui est différent du Hassanya) et les matières scientifiques en Français. Mais l’élève moyen parle très mal ou pas du tout le Français et apprendre une matière dans une langue étrangère est rarement bénéfique. Le niveau du baccalauréat est très élevé, sans doute plus qu’en France. Du coup, la Mauritanie fait du Blanquer avant Blanquer. Sur 55 000 candidatEs au baccalauréat l’an dernier, 7 % l’ont eu !! Le barrage pour empêcher l’accès à l’université est efficace. Après plusieurs tentatives infructueuses, les jeunes recherchent un travail qui est bien rare. Le chômage est massif dans les villes. La tentation de partir tenter l’aventure vers l’Europe pourrait se développer, d’autant qu’une des routes des migrantEs traverse le pays jusqu’au port de Nouadhibou où, comme en Libye, sur des barques pourries, la traversée vers les îles Canaries se fait avec son cortège de noyéEs et de disparuEs.

Le mariage est essentiellement une institution économique. Grandes fêtes et surtout dot très importante. Dans ces alliances familiales, les jeunes ne sont pas nécessairement celles et ceux qui décident. La polygamie existe peu, sauf au sud du pays. La femme a le droit de divorcer et de se remarier, même sans le consentement du mari, ce qui est un statut plutôt rare dans la région.

Modernité et économie

Le tourisme est-il une solution ? Nous autres sommes bien sûr viscéralement opposéEs au Paris-Dakar. Il faut reconnaître que, quand il passait en Mauritanie, il a fait vivre bien des gens qui ont vécu amèrement la fin de ce carnaval motorisé meurtrier.

Un tourisme saharien par petits groupes, respectueux de la nature est en train de se développer. Il peut compter sur un savoir-faire important, celui des chameliers par exemple.

La modernisation du pays suppose la construction de nouvelles routes. Petit à petit, les grands axes sont asphaltés. Mais le Sahara reste un désert imprévisible avec un puissant vent de sable qui souffle la majeure partie de l’année. Ainsi la nouvelle route entre l’Adrar et le Tagant n’est pas encore terminée et elle est déjà ensablée (et donc inutilisable sans 4x4) en de nombreux secteurs.

La modernisation a des effets négatifs : l’arrivée de produits importés que le pays ne cherche pas à produire bouscule sur les marchés la valorisation des produits locaux, agricoles ou artisanaux.

Les changements nécessaires font débat. Un barrage est à l’étude en aval d’Atar. Mais les oasis situées plus bas ont peur de ne plus avoir d’eau.

La modernité vue par les institutions internationales, ce n’est pas forcément le progrès. Nous avons rencontré un cadre français, expert et consultant en “cadastrage”, venu vendre au pays une méthode pour faire un cadastre dans un pays qui n’y a jamais eu recours. Bref, imposer le système de la propriété individuelle là où les traditions et une nature hostile ont privilégié d’autres méthodes que la marchandisation.

Comment valoriser les richesses du pays ? Nous avons eu un exemple de cette problématique dans une discussion avec un marabout. Les marabouts sont des érudits, très respectés, issus de lignées de marabouts. Pas grand-chose à voir avec les diseurs de bonne aventure. Celui-ci constate qu’il y a énormément de pierres précieuses ou semi-précieuses, de restes préhistoriques ou de météorites en Mauritanie. Ces richesses sont ramassées, vendues au marché noir à Nouakchott et atterrissent chez des collectionneurEs européenNEs. Notre marabout rêve d’une coopération entre un lycée français (ou des professionnels) avec le lycée technique d’Atar pour apprendre aux jeunes MauritanienNEs la valorisation et la transformation des richesses qui sont sur leur sol.

Comme dans d’autres pays du Tiers Monde, l’avenir est sans doute là : valoriser les productions du pays, respecter les modes de vie, chasser les pilleurs de richesses, éduquer la population, coopérer et partager.

Pierre Stambul


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