Brèves féministes (mars 2018)

mercredi 4 avril 2018
par  Rosine

Parce que c’est aussi une forme de haine…

Sarah était consentante !

Le scandale a éclaté peu de temps avant l’affaire Weinstein.

Sarah, âgée de 11 ans a été violée par un homme de 28 ans qui l’a entraînée dans un immeuble alors qu’elle sortait du collège. Elle a été considérée comme consentante parce qu’elle ne s’est pas débattue.

Elle a pourtant à la suite de ce viol appelé sa mère et parlé de viol à la police qui est venue enregistrer sa plainte. Mais pour que ce viol soit avéré, il faut prouver l’absence de consentement, la surprise ou la contrainte morale. Or le fait que cette dernière puisse résulter d’une différence d’âge est laissée à l’appréciation des juges. Dès le début du procès “a été écartée toute contrainte morale ou intimidation, dit Carine Durrieu Diebolt avocate de la plaignante. Ils ne se connaissent pas, s’étaient vaguement croisés deux fois, il sortait de prison en raison de violence. Et on a considéré que cette enfant avait une connaissance et une maturité suffisante pour avoir une relation sexuelle dans une cage d’escalier avec lui”.

Le fait que Sarah fasse plus âgée et précoce sexuellement que son âge et le prévenu plus jeune a été l’argumentaire avancé par l’avocat du prévenu. Comme si le fait qu’ils puissent former un couple crédible en apparence justifiait cet acte !

Le dossier a déjà été renvoyé deux fois et si cette affaire requalifiée passe aux assises ce ne sera pas avant trois ans ! Une fois de plus la victime est la coupable et l’acte monstrueux de cet homme cautionné par la justice !

Isabelle

#Touche pas à mon centre

Le 7 février dernier, l’association Nosig, centre LGBTI de Nantes, apprend la décision du Tribunal Administratif d’annuler la subvention de fonctionnement (22 ?000 €) versée à l’association par la ville de Nantes. Cette décision fait suite à la contestation déposée par une particulière nantaise qui reproche à l’association de “ne pas s’adresser à l’ensemble de la population”, notamment parce qu’elle revendique la PMA pour tou-t-es et qu’elle a accueilli une réunion d’information sur la GPA, qui n’est pas légale en France. Une décision politique, qui a immédiatement fédéré autour du mot d’ordre “Touche pas à mon centre”. Lors du rassemblement, très suivi, de soutien à l’association le 15 février à Nantes, les membres de Nosig ont rappelé que l’IVG ou encore l’homosexualité seraient encore pénalisées sans le travail fondateur de certaines associations. Existe-t-il des associations qui touchent l’ensemble de la population ? L’existence des associations ne prend-elle pas justement tout son sens dans la défense d’intérêts qui sont précisément marginalisés dans la société ?

La ville de Nantes a fait appel de cette décision le 8 février, pour défendre la liberté d’expression, d’association et lutter pour l’égalité des droits, loin d’être encore acquise.

Karine


Brèves

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