Le Planning dans les luttes féministes

Tribune féministe
mardi 24 avril 2018
par  Rosine

Nous évoquons ici à partir du livre "Liberté sexualités féminisme, 50 ans de combat du Planning pour les droits des femmes", l’évolution historique de ce mouvement militant qui a tenu un rôle de premier plan tout au long des luttes.

1956 : naissance de la Maternité heureuse

Marie-Andrée Lagroua Weill-Hallé, jeune étudiante en médecine, découvre lors d’un stage en chirurgie, l’horreur que vivent les femmes qui subissent les avortements (curetages sans anesthésie, mépris, voire cruauté des médecins). Elle a découvert lors d’un voyage aux États-Unis, le Birth Control et à partir du milieu des années 50, elle va tenter de convaincre ses collègues médecins du bien-fondé de ces thèses. Le 8 mars 1956, pour donner un cadre à son action, elle met en place de manière clandestine, son association : la Maternité heureuse. Trois objectifs sont fixés : lutter contre les avortements clandestins, assurer l’équilibre psychologique du couple, améliorer la santé des mères et des enfants. 23 femmes siègent au conseil d’administration, aucun homme. Elles sont médecins, juristes, sans profession, presque toutes issues de la bourgeoisie, soudées par la volonté de remédier à l’ignorance au regard de la procréation qui entraîne tant de violence pour les femmes. La contraception n’est pas affichée comme une fin en soi mais un moyen pour supprimer les avortements clandestins qui estropient, mutilent ou causent la mort des femmes encore trop souvent.

En 1958, l’association adhère à I’IPPF (International Planned Parenthood Féderation). Malgré quelques désaccords, l’IPPF est malthusienne, la Maternité heureuse ne l’est pas. Cette adhésion procure une caution internationale qui sera très utile lors des luttes futures. Afin d’être plus en phase avec l’IPPF, l’association, devient en 1960, le Mouvement français pour le planning familial (MFPF).

1961 : le Planning franchit le pas de l’illégalité

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Suite aux nombreuses conférences données par les fondatrices parisiennes, des comités locaux de soutien s’organisent partout en France. Celui de Grenoble, autour de Henri Fabre, jeune gynécologue, ancien résistant et membre du Parti communiste va jouer un rôle particulièrement important ; en juin 1961, les militantEs grenobloisEs créent un centre d’accueil du public où des hôtesses informent et conseillent les adhérentes et parallèlement un “centre d’études médicales pour l’orthogénie” où des médecins sont prêtEs à prescrire la contraception. Dès l’ouverture, c’est un grand succès, les commentaires dans la presse (sauf les publications catholiques) sont positifs prouvant qu’il y a dans ce domaine, un réel besoin. Pour contourner la loi de 1920 (1), les conseils délivrés ou les ventes de contraceptifs se doivent d’être réservés aux seulEs adhérentEs de l’association qui ne peut dans ce cas être taxée de faire de la “propagande anticonceptionnelle”. Le nombre d’adhérentEs monte en flèche ! Un problème se pose alors : l’approvisionnement en contraceptifs. C’est l’époque où les militantEs rivaliseront d’imagination et d’astuces pour faire entrer diaphragmes, gelées spermicides, etc… en France. Suite au succès de l’initiative grenobloise, le centre de Paris ouvre à son tour en octobre 1961.

Montée en puissance du mouvement qui doit se structurer

Les chiffres parlent d’eux-mêmes : on passe de 6 000 adhésions en 1961 à 95 000en 1967. Un système de cotisation solidaire est mis en place : cinq nouveaux francs sont demandés aux plus modestes, alors que les plus aiséEs peuvent payer jusqu’à 30 NFr. La cotisation permet aussi de recevoir le bulletin d’information.Cette même année 1967, on compte 42 centres implantés sur un ensemble de 59 départements.

Ce succès des centres d’accueil oblige le mouvement à mieux se structurer et à former davantage celles et ceux qui agissent sur le terrain. En premier lieu, les hôtesses d’accueil : leur rôle est fondamental puisqu’elles sont les premières à recevoir les femmes qui viennent au Planning pour échapper à une grossesse non désirée. Elles doivent établir un climat de confiance, de non jugement, de déculpabilisation pour recueillir la parole. Pour faciliter cette tâche de première importance, la formation des hôtesses aborde des notions sur la psychologie, sur l’anatomie, la sexualité, incluant également la position de l’Église et des pouvoirs publics. Les médecins (en 1966, ils sont 1056 sympathisants du Planning) doivent également se former. Beaucoup le font en Grande-Bretagne lors de stages internationaux de l’IPPF.

En une dizaine d’années, le Planning parvient à créer un état de fait

Depuis sa création, le Planning a dû faire face à trois opposants de taille : le PCF dont la position officielle condamne la contraception, alors qu’une partie de la base accueille plutôt favorablement l’idée du contrôle des naissances, le Conseil de l’ordre des médecins qui affiche violemment ses positions et qui n’hésite pas à menacer de sanctions disciplinaires celles et ceux qui parleraient et agiraient en faveur de la contraception. La troisième opposition, pas des moindres, vient de l’Église catholique dont les encycliques condamnent sempiternellement toute action qui se proposerait comme but ou comme moyen de rendre impossible la procréation. De son côté, l’Église réformée plus prompte à suivre l’évolution des mentalités accorde son soutien à l’action de MFPF dès 1956.

Malgré ces oppositions très virulentes, les choses bougent, les mœurs évoluent. L’énergie des militantEs, le nombre croissant d’adhérentEs, le rôle positif de la presse, de la télévision qui s’emparent du sujet de la limitation des naissances vont permettre de faire tomber les barrages.

La contraception s’impose de fait ; au milieu des années 60, la MGEN (mutuelle générale de l’Éducation nationale qui comptait alors 1,2 million de personnes dont 900 000 femmes) ouvre un Centre d’orthogénie, c’est une reconnaissance importante pour le MFPF.

En 1966, nouveau pas en avant, le Planning se rapproche de la jeunesse : 22 boulevard Saint-Michel, une permanence est ouverte en milieu étudiant. Nouvelle preuve que les mentalités bougent car cette démarche sous-entend une acceptation de la liberté sexuelle des étudiantEs, jeunes et célibataires en grande partie. Cette nouvelle antenne a une particularité énorme : les permanences sont effectuées par des médecins – hommes et femmes et non par des hôtesses d’accueil. Cela remet en question l’organisation hiérarchique instaurée jusqu’à présent à savoir les “femmes non médecins” à l’accueil et les “hommes médecins” à la consultation. Cette nouveauté déplaît aux responsables du mouvement et annonce des conflits internes futurs.

La contraception enfin sur la place publique !

En 1965, année d’élection présidentielle, le MFPF interpelle les différents groupes parlementaires, exigeant une modification de la loi 1920 en vue de légaliser la contraception ; il revendique également une information sexuelle appropriée à l’âge des élèves Les milieux politiques ne peuvent plus éviter la question. Les communistes se rangent au côté du Planning. Fin 1965, la commission Marcellin (Raymond Marcellin est alors ministre de la santé) conclut à l’innocuité de la prise de contraceptifs ; s’ensuivra un débat parlementaire et c’est Lucien Neuwirth, jeune député UDR de la Loire, convaincu des revendications du MFPF qui a la charge de rédaction du texte de loi. Le 19 décembre 1967, après des mois de travail en lien étroit avec Marie-Andrée Lagroua Weil-Hallé, des médecins du Planning et des juristes) la loi est votée par l’Assemblée nationale. Elle autorise la vente en pharmacie des contraceptifs sur ordonnance, exigeant l’accord écrit des parents pour les mineures.

À peine votée, la loi déçoit les féministes du Planning

La loi est incontestablement une victoire ; cependant… les militantEs les plus engagéEs du planning espéraient plus : les consultations avec prescriptions de contraceptifs ne seront pas remboursées… Le carnet à souches est perçu comme un outil de culpabilisation pour les femmes, le consentement écrit des parents exigé, écarte de très nombreuses jeunes filles de la contraception les contraignant encore à l’avortement clandestin ; l’interdiction de la publicité, constitue un frein énorme à la diffusion de la contraception. Immédiatement, la base du Mouvement critique le fait que la contraception reste l’affaire des médecins et d’eux seulEs. Autre sujet de contestation, la publication des décrets d’application de la loi : sept ans seront nécessaires pour la sortie de tous les décrets d’application.

Conséquences inattendues de la loi Neuwirth au sein du mouvement : des divisions

L’adoption de la loi Neuwirth contente totalement Marie-Andrée Lagroua Weill-Hallé. Pour elle, les combats du Planning n’ont plus de raison d’être et elle démissionne. En fait, elle ne se reconnaît plus dans les évolutions du mouvement.Le débat sur l’avortement commence à émerger et elle y est toujours hostile. Elle est remplacée à la direction d’abord par Jean Dalsace puis par André Lwoff, des médecins hommes. Le fossé entre la direction et la base du mouvement se creuse. Une ligne très contestataire avec à sa tête Simone Iff reproche de plus en plus ouvertement aux médecins d’être d’une part trop légalistes et d’autre part d’avoir une conception trop médicalisée de la contraception. Les hôtesses, face à la détresse des femmes qu’elles reçoivent quotidiennement, se forgent une conscience politique. Elles mêmes subissent la domination masculine et la division du travail au sein du Mouvement crée par des femmes et “récupéré” par des hommes. Leurs remises en cause, du pouvoir médical et du pouvoir des hommes, ne sont pas sans liens avec le mouvement social de 68.

Les mouvements féministes et le MFPF

La loi Neuwirth ne prenait pas en compte la libération des femmes et la liberté sexuelle qui vont faire partie des revendications de mai 68. Alors que la direction du MFPF se tient très à l’écart des manifestations, les militantEs de la base se retrouvent dans la rue et dans les réunions.

En 1970, le Mouvement de libération des femmes (MLF) se crée ; il va fournir aux militantes un outil essentiel : le féminisme. C’est le MLF qui va porter sur le devant de la scène publique le droit à l’avortement libre.

5 avril 1971 : la publication dans le Nouvel Observateur du Manifeste des 343 salopes : 343 femmes (vedettes et femmes lambda) qui ont le courage de proclamer qu’elles se sont fait avorter est un coup de projecteur sur la question de l’avortement. 11 octobre 1972, c’est le procès de Bobigny, où une jeune fille de 17 ans victime d’un viol, comparaît sous l’inculpation d’avortement. Défendue par Gisèle Halimi, elle est relaxée. Lors du procès, des personnalités prennent ouvertement position pour la légalisation de l’avortement : Simone Iff vice-présidente du mouvement en fait partie. Il est de plus en plus difficile au gouvernement de rester sourd.

Le MFPF s’affirme comme mouvement d’éducation populaire

Dès ses débuts, la nécessité de se consacrer à l’information et à l’éducation sexuelle s’impose au Planning. L’objectif affiché en tant que mouvement d’éducation populaire est de donner les moyens aux personnes de se prendre en charge, grâce à l’information délivrée et sans passer inévitablement par le pouvoir médical. L’information ne se limite pas à l’aspect anatomique mais prend en compte les dimensions affectives, culturelles de la sexualité ainsi que le désir et le plaisir. Il n’est pas question d’instruire mais de libérer la parole et de chercher le développement des personnes dans l’interaction entre les jeunes et les animateurs/trices. Pas toujours simple à l’intérieur de l’institution Éducation nationale ! Il faudra attendre 1973 pour que la question de l’information sexuelle soit abordée dans les enseignements par des programmes adaptés à l’âge des élèves sur les seules questions de procréation ; la circulaire Fontanet définit la mise en place “facultative” de l’éducation sexuelle dans le domaine périscolaire. Les choses bougent, trop lentement pour certainEs mais incontestablement dans le bons sens et le Planning a pris toute sa place dans cette nouvelle victoire.

1973, le Planning fait sa révolution

L’année 1973 est jalonnée d’évènements essentiels. En février, le Groupe Information Santé (GIS) composé de professionnelLEs de santé d’extrême gauche issu des mouvements de 68 utilisant la méthode Karman publie le “Manifeste des médecins qui ont avorté”. 331 médecins le signent et revendiquent un avortement libre et remboursé par la sécurité sociale. Le 4 avril, c’est la création du Mouvement pour la libération de l’avortement et de la contraception, le MLAC. Le planning avec plus de 45 000 adhérentEs, en fait partie aux côtés du MLF, du GIS, de syndicats et de partis politiques de gauche. Le MLAC, pour sortir l’avortement de la clandestinité pratique des avortements et organise des départs à l’étranger pour les femmes hors délais pour un avortement par la méthode Karman.

Lors de son Xe congrès, en juin 73, le Planning connaît un tournant historique : Simone Iff qui depuis 1971 est à la tête de la rébellion contre la domination du pouvoir médical, gagne la partie soutenue par la base des ACA (assistantes, conseillères, animatrices, les anciennes hôtesses). Le Planning opte pour une dimension sociale de la sexualité, délaissant l’approche médicale qui avait prévalue jusqu’alors. Les médecins légalistes quittent le mouvement. S’ensuit une décision historique, révolutionnaire pour le Mouvement : pratiquer des avortements. En offrant les locaux de ses permanences, le Planning cautionne et renforce les actions entreprises par le MLAC. L’objectif est de créer encore une fois, un état de fait pour obliger les responsables politiques à légiférer.

La loi Veil

Le 7 janvier 1975 après des années de luttes, la loi présentée par Simone Veil, alors ministre de la Santé est promulguée. C’est une immense victoire pour le MFPF et pourtant cette loi lui apparaît comme une loi “révolutionnaire de compromis” : révolutionnaire car elle autorise l’avortement, et qu’elle le tolère pour seul motif de refus d’une grossesse, respectant ainsi le choix des femmes. De compromis car elle contraint les femmes aux entretiens préalables, elle exige l’accord parental pour les mineures, elle oblige les femmes étrangères à fournir une attestation de résidence de trois mois, l’IVG doit se pratiquer en milieu hospitalier et enfin, l’avortement ne sera pas pris en charge par la sécurité sociale. Il est clair que pour le Planning, le combat ne doit pas s’arrêter là. Il faut veiller à ce que la loi soit appliquée et surtout, tout mettre en œuvre pour qu’elle soit reconduite et améliorée dans cinq ans.

Après le congrès de 1974, guidée par l’analyse politique de sa présidente Simone Iff, les premiers centres d’orthogénie gérés par le Planning voient le jour ; ces centres sont des lieux où sont traités tous les aspects de la sexualité, de véritables lieux d’éducation populaire. La formation des militantEs est profondément remaniée : autogestion, polyvalence, responsabilités partagées, deviennent des principes de fonctionnement du Planning.

Avec l’arrivée de la gauche au pouvoir, un nouvel élan au MFPF

1981, Yvette Roudy se voit confier par François Mitterrand, le ministère des Droits de la femme (il faudra attendre 1988 pour avoir les Droits des femmes) Militante proche du MFPF, elle fait entrer Simone Iff au ministère, comme conseillère technique. Elle souhaite bénéficier de l’expertise du Planning et aussi renforcer le Mouvement ; subventions, audience élargie, reconnaissance, c’est le début d’une “lune de miel” entre le ministère et le Planning. C’est l’époque où le Planning signe des conventions avec l’État pour la sensibilisation aux questions de sexualité et où il change de local. Il déménage square Saint-Irénée (local actuel).

De nouveaux combats s’engagent : la première campagne d’information sur la contraception, et ensuite le remboursement de l’IVG par la Sécurité sociale (janvier 1982).

Cette position “plus confortable” due à la l’arrivée de la gauche au pouvoir fait que la culture d’opposition s’émousse un peu ; une partie des militantEs déplore la perte d’autonomie contre-point de la bienveillance d’Yvette Roudy. On retrouve alors les tensions entre réformisme et radicalisme toujours présentes dans le Mouvement. Le congrès extraordinaire de 1985, rejette la proposition (de la ministre) de devenir une association reconnue d’utilité publique, montrant son refus d’assujettissement aux volontés gouvernementales.

Après avoir tant bataillé pour les grandes causes que représentaient la contraception et l’avortement et qui sont gagnées, le Planning a un peu de mal à se repositionner, il entre dans ce qu’il appellera a posteriori la “crise de la trentaine”.

Les années 1990

Comme beaucoup de mouvements, le Planning n’échappera pas à une période de conflits internes : conflit Paris/ Province, conflit de générations d’équipes dirigeantes(les premières plutôt issues de la bourgeoisie laissent la place à des femmes plus jeunes, très politisées qui ont une activité professionnelle). Le congrès de 1998 est le point culminant de cette crise. Mettant en mots tout ce qui fâche, il permet aussi la prise de conscience de la nécessité d’entreprendre des réformes de fond. Une poignée de militantes (les pèlerines), persuadées que la reconstruction du Mouvement doit s’appuyer sur le terrain, commencent alors un travail colossal auprès de la base (les AD) pour renouer le contact distendu, recueillir toutes les actions, les attentes. “Sursaut salvateur”, le congrès de Figeac en 2000, apportera des changements structurels importants comme l’entrée de salariéEs et dégage de nouvelles orientations en phase avec les changements de société.

Les changements sont des bouleversements : dans cette fin de millénaire, c’est d’abord le sida. La lutte contre la maladie va mobiliser le Mouvement sollicité par les pouvoirs publics pour mener des actions de prévention en direction des jeunes. Le Planning s’engage dans la prévention tout en conservant ce qui fait sa spécificité depuis des années “la recherche d’une sexualité épanouie”. En 1993, les centres de MFPF deviennent centres de dépistage des MST. Le mouvement engage une réflexion sur “femmes et sida” qui contribue à rendre visible la très grande vulnérabilité des femmes vis à vis du virus, remettant en perspective toutes les difficultés qu’elles rencontrent de par leur statut dans la société, pour obtenir une sexualité aux risques maîtrisés. À l’époque, pour beaucoup, le sida est encore une maladie d’hommes.

Dans ces années 90, il y a aussi la lutte contre les violences faites aux femmes, qu’il n’est plus pensable de taire plus longtemps. Au tout début, la permanence téléphonique VFI (Viol, Femmes, Information) premier numéro national et gratuit, s’installe dans les locaux du Mouvement. Immense chantier qui restera une priorité jusqu’à aujourd’hui.

L’entrée dans le XXIe siècle

Luttes contre toutes les violences faites aux femmes, lutte contre le sexisme et pour la promotion de toutes les libertés sexuelles, information et éducation sexuelle auprès de touTEs, y compris les plus en difficultés (personnes handicapées, migrantEs), autant de programmes incontournables pour un mouvement d’éducation populaire qui inscrit ses objectifs dans le combat contre les inégalités sociales et les oppressions. Par ses combats victorieux, le Planning a su s’imposer comme interlocuteur auprès des pouvoirs publics, sur le plan national et international. Pour autant il n’a pas perdu sa capacité militante. C’est indispensable pour tenir sa place d’organisation vigilante sur la remise en cause toujours possible des droits acquis de haute lutte !

Liberté, sexualités, féminisme” un mot d’ordre pour l’entrée dans le nouveau millénaire.

Joëlle Lavoute

  • Liberté sexualités féminisme, 50 ans de combat du Planning pour les droits des femmes , Mouvement Français pour le Planning Familial, La découverte, Hors collection social, 2006, 288 p., 25 €.

À commander à l’EDMP (8, impasse Crozatier, Paris 12e, 01 44 68 04 18, didier.mainchin@gmail.com).€

(1) : La loi de 1920 punit d’emprisonnement et de très lourdes amendes quiconque provoque un “crime d’avortement” Elle condamne à des peines analogues quiconque, vend, distribue ou fait la propagande des procédés anticonceptionnels.


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