Notre librairie (septembre 2018)

mardi 9 octobre 2018

Ce que nous devons à la ZAD

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Ce livre regroupe les contributions de 16 personnalités intellectuelles, littéraires, artistiques qui expliquent pourquoi la ZAD de Notre-Dame- des-Landes compte à leurs yeux. Elles/ils prennent parti pour cette zone à défendre “un carré de mauvaises herbes” où s’inventent de nouvelles formes de vie et de liberté, à l’opposé d’ une société où tout doit être normé, calibré, homogénéisé. On retrouve dans les participant·e·s des écrivain·e·s, mais pas que, et notamment un architecte, un artiste activiste résidant de la ZAD, un historien, un professeur de philosophie, un scénariste de BD. Les formes et les points de vue des textes, diffèrent ; leur confrontation peut permettre un approfondissement des réflexions qui convergent vers un constat unanime : cet acharnement de l’État à écraser ce qui a germé là bas, résulte de la volonté de faire disparaître toute preuve vivante qu’un autre monde est possible. Le produit des ventes ira au financement des activités sur la ZAD.

Éloge des mauvaises herbes, ce que nous devons à la ZAD, coordonné par Jade Lindgaard, éditions Les Liens qui Libèrent, juin 2018, 180 p., 14 €.

Les mirages de l’éolien

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Les éoliennes sont de plus en plus implantées sur le territoire : plaines du Centre, crêtes du Massif central, Bretagne… sans compter ce que peut laisser envisager le offshore. Présentées comme la solution à “la transition énergétique”et une alternative au nucléaire, leurs détracteurs/ détractrices opposent la protection de la nature, des paysages, les nuisances sonores et les problèmes de santé inhérents et enfin critiquent les effets politiques et sociaux engendrés par l’implantation des parcs éoliens. Grégoire Souchay, journaliste indépendant auteur de Sivens, le barrage de trop , et qui est intervenu lors de la semaine de Saint-Beauzély, rappelle l’historique de l’éolien en France, présente les fabricants et les développeurs, expose les nombreux arguments des pro et des anti, et pour finir interroge “un autre éolien est-il possible ?”

Les mirages de l’éolien , Grégoire Souchay, éditions du Seuil en partenariat avec Reporterre, mai 2018, 128 p., 12 €.

Antifascisme

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Bernd Langer né en Allemagne, militant antifasciste de longue date et artiste engagé, a écrit cette histoire du mouvement antifascisme allemand. Il s’appuie sur les archives régionales de la résistance allemande et sur celles de la police pour évoquer des groupes antifascistes méconnus et les différents positionnements des mouvements de résistance face à la montée en puissance des nazis, et ensuite sous le IIIe Reich. Pour la période de l’après-guerre, il a recours à ses propres archives et apporte le regard critique de celui qui a lui même participé à la construction du mouvement. Un ouvrage bien documenté, qui constitue à la fois un partage d’expériences et une réflexion sur les perspectives de l’engagement antifasciste aujourd’hui, illustré d’une centaine de documents, photos et œuvres graphiques de l’auteur.

Antifa , Bernd Langer, traduction Sarah Berg, coédition Libertalia et La Horde, août 2018, 288 p., 15 €.

Les Utopiques n°8

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Ce huitième numéro des Utopiques s’intéresse à l’articulation entre action syndicale, question sociale et lutte contre les discriminations raciales. Ce lien nécessaire est traité en s’appuyant sur des témoignages et des analyses, et au travers de luttes concrètes. Dans ce cahier, on trouvera également un article qui montre comment la formation syndicale peut se saisir des enjeux d’égalité et de lutte contre les discriminations racistes. On y traite aussi des luttes contre les violences policières en donnant la parole aux premier·e·s concerné·e·s, et enfin de la question du “Racisme d’État”.

Les Utopiques, Antiracisme et question sociale , Union syndicale Solidaires, éditions Syllepse, juillet 2018, 192 p., 8 €.