Brèves féministes (février 2019)

samedi 2 mars 2019
par  Rosine

Parce que c’est aussi une forme de haine…

“Victime” mais jugée responsable des violences qu’elle a subies…

Ce début d’année nous rappelle (s’il le fallait) combien nous devrons continuer à nous battre contre toutes les formes de violences faites aux femmes. Une jeune femme de la région du Mans, subissant régulièrement des violences conjugales ne marchera plus jamais, suite à la défenestration qu’elle a subie en août 2013. Elle est devenue paraplégique. La justice a condamné son ex-compagnon à 15 ans d’emprisonnement, mais le Fonds de Garantie des Victimes des actes de Terrorisme et d’autres Infractions, organisme public, refuse d’indemniser la jeune femme du montant de 90.000 €, montant fixé par la Cour d’Assises qui lui permettrait le financement de ses soins et l’aménagement de son logement. Il lui verserait seulement 67.500 € au motif qu’elle aurait “sa part de responsabilité” dans ce qui lui est arrivé cette nuit là, “qu’elle aurait commis une faute”.

C’est sûr, faute de trouver un autre lieu d’accueil pour la nuit, (plus de train pour rejoindre sa famille, pas de réponse du 115, aucune solution d’hébergement), elle décide en pleine nuit de retourner au domicile conjugal alors que les policiers lui ont dit de ne pas le faire… Mais quelle aide concrète la police lui a-t-elle apportéecette nuit-là ?

On connaît le manque criant de structures d’accueil sur le territoire pour toutes ces victimes de violences conjugales. Une politique de luttes contre toutes les formes de violences, ce n‘est pas qu’effet d’annonces ! Des lignes budgétaires conséquentes dédiées à la mise en place de mesures d’urgence, et d’autres plus pérennes sont indispensables ; et puis, un immense travail d’éducation pour faire évoluer les mentalités et pour que plus jamais, on n’entende des aberrations comme celle-ci:une femme responsable des violences qu’elle subit…

Les marches pour les droits des femmes, contre toutes les formes de violences faites aux femmes, ne sont pas prêtes de s’arrêter, nous marcherons tant qu’il le faudra !

Joëlle

Le Planning familial pire que Daesh ?

La loi de 1905 s’est faite avec des compromis. Entre autres, au sein de l’Armée existent des aumôniers (catholiques, juifs, protestants, musulmans) militaires payés par l’État. Non content de cela, la hiérarchie militaire a produit en mars un document présentant la “laïcité militaire” comme un exemple. Thématique reprise en chœur par les aumôniers en chef des différents cultes lors d’une conférence de presse commune au ministère des Armées, allant jusqu’à affirmer que cette situation “exemplaire” pourrait “servir de matrice pour l’ensemble de la nation”… il y aurait beaucoup à dire à dire et à redire, y compris sur la laïcité de l’armée (des unités patronnées par des saints catholiques, etc.). Mais surtout, examinons comment un des promoteurs de ce qui pourrait “servir de matrice pour l’ensemble de la nation” voit les droits des femmes. L’évêque aux Armées, dans la revue de février 2015 du “diocèse aux Armées”, écrivait suite à l’attentat contre Charlie Hebdo : “L’idéologie islamique vient de faire 17 victimes en France. Mais l’idéologie de la bienpensance fait chaque année 200 ?000 victimes dans le sein de leur mère. L’IVG devenue droit fondamental est une arme de destruction massive. Alliés pour la France avec d’autres, nous devons faire front contre les attaques terroristes explicites. Mais, pour autant, nous ne devons pas cautionner les folies de l’euthanasie, du mariage pour tous et autres caricatures”… combien de femmes dont la vie a été brisée par des sectes monothéistes de ce style ?

Quentin


Brèves

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