Notre librairie (juin 2019)

lundi 3 juin 2019

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Des droits nouveaux pour les chômeur·euses et les précaires

10 millions de travailleur·euses précaires en France aujourd’hui, 6,5 millions d’inscrits·e·s à Pôle emploi, dont à peine 43 % indemnisé·es par l’Unedic. Sous prétexte d’“universaliser” l’assurance chômage et de réduire son endettement, la loi Pénicaud de 2018 remet en cause les droits fondamentaux constitutifs de la citoyenneté pour les personnes en situation de précarité. Elle conduit à durcir considérablement les contrôles et les sanctions sur les demandeur·euses d’emploi. Les catégories les plus fragiles (femmes, jeunes, salarié·e·s en emploi discontinu…) sont les plus menacées de voir réduites leurs faibles allocations. Agir ensemble contre le chômage dénonce cette loi et rappelle ici que depuis vingt-cinq ans, des organisations syndicales, des associations, des collectifs de chômeur·euses et précaires, ont élaboré des propositions en vue d’un système alternatif de sécurité sociale chômage fondé sur la solidarité qui permettrait d’indemniser à un niveau décent toutes les formes de chômage et d’assurer une continuité des droits sociaux pour toutes et tous.

Pour une sécurité sociale chômage , coordonné par AC Chômage, éditions Syllepse, avril 2019, 96 p., 7 €.
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De l’esclavage et du colonialisme

L’auteur revient dans ce livre sur l’histoire de l’esclavage et du colonialisme, à l’échelle mondiale. Il aborde ensuite plus particulièrement la colonisation française. Il rappelle les résistances à la fois à l’esclavage et à la colonisation depuis le XVIe siècle. Il termine avec les formes actuelles de l’esclavage et du colonialisme dans les richissimes pétro-monarchies, les marchés aux esclaves en Libye, en incluant également la politique de colonisation de l’état israélien. Malgré le travail de centaines d’historien·ne·s et de chercheur·euse·s, tout n’a pas encore été dit sur ces deux monstruosités et il y a encore à faire.

De l’esclavage et du colonialisme , Justhom, éditions Libertaires, février 2019, 252 p., 15 €.
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L’État contre les étranger·e·s

L’État français organise et dissimule une lutte féroce contre les étranger.es, les plus pauvres, les plus noir.es, les plus arabes. Du dernier commissariat jusqu’au Conseil d’État et à la Cour de cassation – plus question ici de séparation des pouvoirs – l’appareil d’État suit la loi quand elle l’arrange et la bafoue quand elle le gêne. Si c’est trop visible, la haute fonction publique prépare une nouvelle loi qui permet plus de contrôles, plus d’enfermements, qui donne carte encore plus blanche à l’exécutif dans cette lutte contre un ennemi décidément bien commode. Le livre de Karine Parrot, professeure de droit à l’Université de Cergy-Pontoise, membre du GISTI, révèle tous les rouages méconnus de la machine répressive contre les étranger·e·s.

Carte blanche, l’état contre les étrangers , Karine Parrot, éditions La fabrique, mars 2019, 304 p., 15 €.

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Pouvoir de détruire, pouvoir de créer

À l’heure du dérèglement climatique qui menace, de ses conséquences sur la raréfaction des ressources et l’extinction de certaines espèces et face aux détournements gouvernementaux des idées du mouvement écologique, la pensée de Murray Bookchin, qui en appelle à un changement de vision globale, se révèle d’actualité. Les textes sélectionnés, présentent les domaines majeurs sur lesquels il s’est penché : les origines de la crise écologique, une description globale de l’écologie sociale, un débat sur la question énergétique, une vision critique de l’économie, la distinction entre l’écologie radicale et “l’environnementalisme” réformiste, la description du projet politique du municipalisme libertaire, une vision critique sur la science et la technologie.

Pouvoir de détruire, pouvoir de créer, vers une écologie sociale et libertaire, Murray Bookchin, éditions L’Échappée, mars 2019, 204 p., 18 €.


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