Appel de la coordination nationale inter-degrés des établissements et collectifs en lutte contre les réformes Blanquer

samedi 15 juin 2019

La quatrième coordination nationale inter-degrés des établissements et collectifs en lutte contre les réformes Blanquer s’est réunie le dimanche 12 mai 2019 àParis.

1) La coordination soutient les collègues ayant décidé de reconduire la grève après le 9 mai, et appelle àétendre la grève. Pour cela, elle invite notamment les collègues àparticiper massivement aux assemblées générales organisées dans leurs établissements, villes, départements, académies, et àgénéraliser la création de caisses de grève.

2) La coordination appelle àfaire du mardi 14 mai un temps fort de grève, et àmultiplier les actions les 14, 15 et 16 mai, pendant l’examen de la loi Blanquer par le Sénat.

Elle relaie en ce sens les appels...
- de l’AG éducation ÃŽle-de-France, appelant àdeux temps forts de grève les 14 et 16 mai, et àse rassembler devant le Sénat, qui examinera la loi sur “l’école de la confiance†, le mardi 14 à13h pour les personnels grévistes, et à18h pour celles et ceux qui souhaitent les soutenir et s’opposer aux réformes régressives de Blanquer (notamment les parents d’élèves).
- de l’AG du 49 appelant àreconduire la grève àpartir du lundi 13 ;
- de l’AG de Dijon appelant àla grève avec tournées d’établissement pour le mardi 14/05 ;
- de l’AG de Toulouse qui a voté la grève reconductible àpartir du 14/05 ;
- des AESH qui se mobiliseront le 15 mai, notamment àParis devant le Rectorat à14h30 ;
- de l’AG du 93 appelant àun jeudi noir le jeudi 16, avec un nouveau rassemblement au Sénat en fin d’après-midi, rejoint par l’AG ÃŽle-de-France ;
- des AG de Lyon, Villeurbanne et Vaulx-en-Velin ayant appelé àreconduire la grève et/ou àdes temps forts de grève les 14 et 16 mai ;
- de l’AG du 44 appelant àun temps fort de grève le jeudi 16, et àrejoindre la grève dans l’enseignement privé.

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La coordination rappelle en effet l’existence d’un appel intersyndical àla grève dans l’enseignement privé pour le 16 mai, sur des revendications qui ne peuvent que faire écho aux nôtres, et notamment “l’arrêt des réformes en cours qui entraînent des pertes d’emplois et ne prennent pas en compte l’avis des personnels†.

3) Elle propose de manifester devant les Rectorats, Inspections d’Académie ou DSDEN le jeudi 16 mai pour porter nos revendications.

4) Elle appelle àrendre visible et àdénoncer, dans toutes nos actions, la répression administrative, policière ou judiciaire visant nos collègues, nos élèves, leurs parents, et les mouvements sociaux en général. Elle invite àfaire remonter tous les cas de répression recensés àl’adresse :

bloquons.blanquer@gmail.com

5) La coordination appelle àla manifestation nationale du samedi 18 mai àParis, et ày constituer un cortège des écoles et établissements en lutte du premier et du second degrés.

Elle propose également d’en profiter pour se rencontrer entre collègues des différentes régions participant au cortège au cours d’un moment convivial àl’issue de la manifestation pour renforcer les liens entre militant·e·s de la Chaîne des bahuts, des stylos rouges et des différents syndicats opposés aux réformes Blanquer.

De plus, en ce samedi de mobilisations, nous invitons les collègues et les parents d’élèves qui le souhaitent àporter un gilet jaune dans la manifestation pour l’éducation, ou des messages pour l’éducation dans les manifestations de gilets jaunes.

6) Elle propose de faire du mardi 21 mai un nouveau temps fort de grève, lors du vote de la loi Blanquer par le Sénat, et demande aux organisations syndicales de lancer un appel national en ce sens.

7) La coordination invite les collègues àprendre position collectivement, dès maintenant, dans leurs établissements et assemblées générales, sur la grève pendant les épreuves finales du baccalauréat et du brevet, et sur ses modalités. Elle appelle àpoursuivre les actions communes avec les collègues du premier degré pendant les examens, afin de faire vivre une “semaine d’enfer†àBlanquer. Elle soutient les collègues déjàengagés dans des actions de grève ou de désobéissance dans le cadre des TPE, des évaluations en cours d’année, ou des épreuves de CCF dans la voie professionnelle.

8) La coordination appelle àmaintenir et développer les liens entre nos établissements, nos collectifs et nos AG, pour renforcer les luttes dans les semaines àvenir et au-delà. Pour cela, il nous faut des outils durables de communication et de coordination. Nous invitons par exemple tous les collègues mobilisés àse faire connaître des animateurs-trices du site bloquonsblanquer.fr, pour y faire apparaître leurs initiatives, leurs listes de diffusion, leurs caisses de grève…
- Par mail : bloquons.blanquer@gmail.com
- En contactant la page : https://www.facebook.com/bloquonsblanquer/
- Sur le groupe “Les enseignants s’organisent contre les réformes Blanquer†:

https://www.facebook.com/groups/422548111511799
- Sur twitter : https://twitter.com/STOPreformes

MOTION DE SOUTIEN

La coordination nationale des écoles et établissements en lutte réunie le 12 mai dénonce la répression qui sévit dans le pays depuis des mois sous la forme de violences policières et d’arrestations arbitraires.
Les Gilets Jaunes sont violemment réprimés depuis plus de six mois et la communication mensongère du gouvernement a atteint son point d’orgue lors des événements du 1er mai et de ses suites.
À l’Éducation nationale, dans un contexte où l’article 1 de la loi Blanquer vise àmuseler la profession et àcensurer toute opposition aux réformes régressives du gouvernement, la répression se généralise également.
Les collègues syndicalistes de Bobigny (93) subissent des sanctions et des muta tions forcées. Une collègue CPE àParis se voit déplacée suite àson militantisme contre les réformes Blanquer. Un collègue militant syndical est arrêté arbitrairement lors de la manifestation du 9 mai àNice.
Hier, àl’issue de la manifestation parisienne du 11 mai, une enseignante Gilet Jaune, engagée dans la lutte contre les réformes Blanquer, est interpellée et mise en garde àvue sous prétexte d’une pancarte. Son conjoint est également arrêté. Or il se trouve qu’àla suite de la demande de policiers en civil au départ de la manifestation, cette pancarte n’a pas été sortie pendant toute la manifestation.
La collègue a été libérée après 4 ou 5 heures de garde àvue et son conjoint le lendemain après 24 heures de garde àvue. Ils sont tous deux convoqués lundi 13 mai au commissariat du 12e arrondissement de Paris.
Nous sommes frappés par ces interpellations et gardes àvue abusives, d’autant plus que de nombreuses violences policières et notamment les mutilations subies par des manifestants Gilets Jaunes et lycéens restent sans suites, de même que les mensonges du ministre de l’intérieur.
- Nous appelons tous les collègues àse réunir en AG lundi matin et àdébrayer une heure, de 10h à11h, en signe de solidarité. Ce débrayage peut donner lieu àune sortie de banderole devant les établissements afin de médiatiser l’événement.
- Nous appelons également tous les collègues franciliens qui le peuvent àprofiter de ce débrayage pour venir au rassemblement prévu à10h devant le commissariat du 12e arrondissement soutenir la collègue convoquée.
- La coordination nationale des écoles et établissements en lutte demande l’arrêt immédiat des poursuites contre notre collègue et son conjoint.


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