Appel pour une alternative syndicaliste révolutionnaire dans l’éducation
par Daniel

Pour une orientation anticapitaliste de la FSU
Le syndicalisme est confronté à une attaque gouvernementale sur tous les fronts. L’abandon du CPE est un coup porté à cette politique, mais ne constitue pas une victoire décisive. Bien au contraire, et malgré son absence de légitimité, l’offensive gouvernementale se poursuit, sur les terrains de la précarité, de l’immigration, de l’école... Fédération majoritaire dans son secteur, la FSU devrait impulser la résistance des personnels, œuvrer à la convergence des luttes et à l’unité avec les travailleurEs les plus mobiliséEs. Mais l’exécutif national (UA, Ecole Emancipée/FSU) tergiverse, disperse les énergies, freine l’action. Alors que se développent des formes radicales de lutte, que des pratiques syndicales démocratiques s’imposent, la direction hétérogène de la FSU privilégie les accords au sommet en s’alignant sur les directions syndicales les plus timorées. Comme celles des confédérations, elle a constamment été à la remorque de la mobilisation déterminée contre le CPE, la précarité et la loi sur l’égalité des chances. Elle a tout fait pour éviter d’appeler les salariéEs de l’Education Nationale à rejoindre les jeunes dans la grève générale et n’a pas raté la première occasion de crier victoire pour donner le signal de la démobilisation.
Pour un syndicalisme de luttes à la hauteur des enjeux
Pour une défense intransigeante des acquis sociaux (statuts fonction publique, laïcité, retraites, protection sociale…), et pour la titularisation immédiate et sans condition de concours ni de nationalité de touTEs les précaires. Pour la démocratie dans les luttes, avec des A.G souveraines. L’actualité montre que la grève reconductible, dans la perspective de la grève générale, est indispensable pour gagner. Pour dépasser l’émiettement catégoriel, la balkanisation en syndicats nationaux, rassembler dans des structures intercatégorielles de base. Pour refuser une Ecole du tri social soumise aux lois du marché (décentralisation, privatisation...), défendre un service public d’Education laïque, égalitaire et démocratique pour touTEes, y compris dans les pratiques pédagogiques.
Pour une vraie démocratie dans la FSU
Le respect de l’indépendance syndicale et du droit de tendance (à l’opposé du consensus obligatoire) est le seul moyen pour permettre à tous de demeurer et d’agir ensemble dans la même fédération. Il ne s’agit pas de remplacer une bureaucratie par une autre, mais que les syndiquéEs s’approprient l’orientation de la FSU.
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