Pas de policiers dans les écoles !

mercredi 19 septembre 2012
par  QD, Administrateur

PAS DE POLICIERS DANS LES ECOLES !


En 2010, le gouvernement de l’époque, à droite toute, a mis en place un dispositif d’interventions « pédagogiques » de policiers référents dans plusieurs départements.

Ces « personnels » assurent une mission de prévention auprès des élèves du secondaire dans des établissements bien ciblés.

Ils participeraient à la lutte contre le décrochage scolaire et participeraient à la réussite scolaire.

Ce dispositif qui avait été fortement critiqué par les enseignants notamment qui dénonçaient la confusion des fonctions est maintenu par la « gauche ».


Hier le PS dans l’opposition, s’opposait à la présence de policiers dans les collèges :

Communiqué de presse de Pascal BUCHET, Maire de Fontenay-aux-Roses et Conseiller général des Hauts-de-Seine, Premier secrétaire fédéral du Parti socialiste 92 :

« Les ministres de l’Intérieur et de l’Education nationale ont pris la décision d’imposer des policiers dans 44 collèges des Hauts-de-Seine*
Cette décision imposée par ordre hiérarchique sans aucune concertation, sans demande ni même l’accord des Principaux et des Conseils d’administration des collèges, sans même recueillir l’avis des maires est inacceptable. »

Aujourd’hui, c’est un gouvernement socialiste qui poursuit la politique pourtant justement critiquée

La préfète de Seine et Marne confirme le principe du policier référent et comme ses collègues vante le système mis en place par l’ancien gouvernement.

Cela s’appelle peut être la continuité républicaine !?

Comme l’explique un enseignant interrogé par la République de Seine et Marnesur la présence de cette policière :

« Le problème, c’est qu’elle vient en arme, que sa voiture de police est garée sur le parking du personnel enseignant. Tout cela stigmatise l’établissement scolaire....Cette présence armée qui n’est pas justifiée crée une confusion entre l’autorité répressive et l’autorité éducative. »

Il manque cruellement de postes de surveillants, de postes de médiateurs formés, parfois de professeurs et aujourd’hui au lieu de répondre à la demande pressante des enseignants et des parents, les autorités maintiennent une présence policière auprès des élèves.

Cette mère qui témoigne de sa crainte est-elle à côté de la plaque :

« Que se passerait-il si un jour un élève parvient à détourner son arme ? »

Non , vraiment ce n’est pas la police qui réglera les problèmes de l’éducation nationale.

A chacun sa place !

Je vais terminer mon propos par une clarification : si je suis opposé à cette présence « éducative » de policier dans les écoles, je ne pêche pas par « évangélisme » ou par faiblesse.

Quand un principal ou un professeur est agressé physiquement par un élève ou par un parent, il a raison de porter plainte et là, la police diligentée remplit sa mission .

Chacun a sa mission...Quand la policière explique au journaliste que cette année elle a aidé « une mère de famille qui ne parlait pas le français à reprendre son fils en main... », elle avoue avoir assuré une mission qui n’est pas la sienne et qui normalement doit être assurée par des personnels de l’Education Nationale qu’on appelle les médiateurs.

Jean-François Chalot