Syrie : notre point de vue

mardi 1er octobre 2013
par  QD, Administrateur

Ci-dessous la position d’Emancipation sur la Syrie, adoptée lors du Collège national des 21-22 septembre et défendue lors du Conseil National de la FSU.

La FSU réaffirme que le combat mené par le peuple syrien pour en finir avec la dictature sanguinaire de Bachar el Assad est totalement légitime : la chute de ce régime est une condition pour le retour à la paix. Cette insurrection s’est développée dans le mouvement des « révolutions arabes », où les peuples se sont mobilisés contre les dictatures, pour la dignité, la démocratie, la justice sociale, contre les dictatures, la corruption et la répression.

Les interventions des principales puissances impérialistes impliquées (Etats-Unis, Russie, France…) et de leurs satellites comme l’Arabie saoudite ou le Qatar (des Etats capitalistes, féodaux, patriarcaux et esclavagistes) n’ont pas pour but de défendre les droits et la souveraineté du peuple syrien, mais de faire progresser leurs propres intérêts et les intérêts de classe du capitalisme qui n’ont rien à voir avec les aspirations portées par les révolutions arabes, dont ces puissances voudraient bien tourner la page.

Elles préfèrent toutes le maintien d’une dictature, avec Bachar el Assad ou avec des forces religieuses, plutôt qu’une révolution qu’elles ne contrôleraient pas. La FSU s’oppose à toute intervention militaire – avec ou sans mandat de l’ONU - , notamment celle du gouvernement français. Elle s’oppose également à toutes les formes d’intervention et de pression qui visent à imposer aux insurgés un accord politique avec le régime au pouvoir, ce dont les insurgés, aujourd’hui, ne veulent pas. Elle dénonce aussi l’hypocrite accord sur les armes chimiques conclu entre les Etats-Unis et la Russie, présenté par les medias comme un grand pas alors qu’il s’accommode de la poursuite d’une guerre sanglante - avec ou sans armes chimiques - et fait l’impasse sur l’utilisation des armes dites « non conventionnelles » par ces puissances dès qu’elles défendent leurs intérêts par la guerre (comme en Irak, en Tchétchénie, ou récemment par l’impérialisme français au Mali).

L’Etat français, grand marchand d’armes et ancienne puissance coloniale y compris en Syrie (Olivier), se targue de défendre la démocratie alors même qu’il poursuit une politique impérialiste et néo-coloniale particulièrement en Afrique (souvenons-nous des complicités françaises dans le génocide rwandais), qu’il ferme sa porte aux réfugiés syriens, qu’il maintient une xénophobie d’Etat contre les immigrés… la FSU n’est pas dupe du discours gouvernemental qui vise surtout à organiser une union sacrée pour mieux éviter les contestations de sa politique.

En conséquence la FSU se prononce pour une réponse syndicale, ce qui ne signifie aucunement soutenir l’hypocrisie russo-américaine couverte ou pas par l’ONU et soutenue par Hollande, mais pour un réel soutien politique du mouvement syndical et ouvrier international direct aux forces laïques et démocratiques qui luttent en Syrie :
- en prenant contact avec elles pour examiner quelles actions de solidarité seraient possibles
- en engageant sans attendre une campagne de solidarité avec les insurgés, et contre toutes les formes d’interventions impérialistes.


Brèves

8 décembre - Réunion publique - jeudi 14 décembre à 19h - Après les récentes défaites de Daesh, où va la Syrie ?

Réunion publique avec :
Joseph Daher, militant syrien originaire d’Alep
Sakher Achawi, (...)

7 juillet - RELAXE POUR ELIE DOMOTA !

Message de soutien d’Émancipation à Élie Domota
Le syndicaliste guadeloupéen Élie Domota, (...)

14 février - Réunion publique - Jeudi 23 février à 19h - Alep : un tournant ?

Résistances populaires en Syrie et manœuvres internationales
Réunion publique avec :
Ziad (...)