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		<title>communiqu&#233; Emancipation : D&#233;fendre les retraites des salari&#233;Es du public comme du priv&#233;, Refuser le pi&#232;ge de la &quot;conf&#233;rence sociale&quot;</title>
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		<dc:creator>QD, Administrateur</dc:creator>



		<description>D&#233;fendre les retraites des salari&#233;Es du public comme du priv&#233;, Refuser le pi&#232;ge de la &quot;conf&#233;rence sociale&quot; Les contre-r&#233;formes des retraites mises en place depuis 20 ans ont d&#233;grad&#233; les retraites et les conditions de vie de l'ensemble des salari&#233;Es. Les femmes, les salari&#233;Es pr&#233;caires ou ayant connu le ch&#244;mage&#8230; sont particuli&#232;rement touch&#233;Es, les retraites de mis&#232;re se multiplient. Le contexte de crise du capitalisme aggrave encore cette situation, l'esp&#233;rance de vie en bonne sant&#233; ayant r&#233;gress&#233; en (...)

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&lt;a href="http://www.emancipation.fr/spip.php?rubrique3" rel="directory"&gt;Syndicalisme de lutte&lt;/a&gt;


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 <content:encoded>&lt;img class='spip_logos' alt=&quot;&quot; align=&quot;right&quot; src=&quot;http://www.emancipation.fr/local/cache-vignettes/L38xH64/arton890-4f414.png&quot; width='38' height='64' style='height:64px;width:38px;' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;strong&gt;D&#233;fendre les retraites des salari&#233;Es du public comme du priv&#233;,&lt;/strong&gt;&lt;br&gt;
&lt;strong&gt;Refuser&lt;/strong&gt;&lt;strong&gt; &lt;/strong&gt;&lt;strong&gt;le pi&#232;ge de la &quot;conf&#233;rence sociale&quot;&lt;/strong&gt;&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Les contre-r&#233;formes des retraites mises en place depuis 20 ans ont d&#233;grad&#233; les retraites et les conditions de vie de l'ensemble des salari&#233;Es. Les femmes, les salari&#233;Es pr&#233;caires ou ayant connu le ch&#244;mage&#8230; sont particuli&#232;rement touch&#233;Es, les retraites de mis&#232;re se multiplient. Le contexte de crise du capitalisme aggrave encore cette situation, l'esp&#233;rance de vie en bonne sant&#233; ayant r&#233;gress&#233; en France depuis 2009 et ne d&#233;passant pas 65 ans.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;La pr&#233;c&#233;dente contre-r&#233;forme avait &#233;t&#233; massivement combattue en 2010. Aujourd'hui, sur la base d'un d&#233;ficit largement cr&#233;&#233; par les multiples cadeaux dont b&#233;n&#233;ficient les classes dominantes, le gouvernement pr&#233;pare une nouvelle contre-r&#233;forme, qui irait encore plus loin que celles de l'UMP. Le rapport Moreau, qui doit servir de base &#224; ce projet, propose une s&#233;rie de d&#233;gradations consid&#233;rables : allongement de la dur&#233;e de cotisation, d&#233;sindexation des retraites, augmentation de CSG et des imp&#244;ts pour les retrait&#233;Es (perte de l'abattement de 10%)&#8230; dans l'imm&#233;diat l'ensemble des salari&#233;Es verraient leur retraite encore r&#233;duite davantage, et au-del&#224; c'est le syst&#232;me par r&#233;partition, solidaire par nature, qui est cibl&#233; : l'objectif est de parvenir &#224; un syst&#232;me bas&#233; sur l'&#233;pargne individuelle. La campagne m&#233;diatique actuelle visant &#224; opposer salari&#233;Es du public et du priv&#233; est faite pour occulter ces r&#233;alit&#233;s.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;La seconde &quot;conf&#233;rence sociale&quot; convoqu&#233;e par le gouvernement les 20 et 21 juin sera centr&#233;e sur la question des retraites. Elle prendra appui sur les pr&#233;conisations de la commission Moreau : ainsi Fran&#231;ois Hollande a exprim&#233; son intention d'augmenter la dur&#233;e de cotisation avant m&#234;me le d&#233;but de la &quot;conf&#233;rence sociale&quot;. Aujourd'hui il est possible de constater les r&#233;sultats de la premi&#232;re &quot;conf&#233;rence sociale&quot; de juin 2012 ouverte sous les auspices de la baisse du &lt;i&gt;&quot;co&#251;t du travail&quot;&lt;/i&gt; : des milliards d'euros de cadeaux au patronat, et un tr&#232;s grave recul des droits pour les salari&#233;Es (Accord national interprofessionnel). Les r&#233;sultats de la seconde &quot;conf&#233;rence sociale&quot; sont d&#233;j&#224; &#233;crits, et ses buts sont clairs : par le biais de &quot;concertations&quot; diverses et vari&#233;es, &#233;viter une mobilisation d'ampleur contre les projets gouvernementaux et ainsi faire ent&#233;riner les reculs d&#233;j&#224; programm&#233;s. D&#233;fendre les retraites est donc contradictoire au fait de participer &#224; la &quot;conf&#233;rence sociale&quot;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Il appartient au mouvement syndical de combattre les reculs que veut imposer le gouvernement : non pas en participant &#224; toutes les &quot;concertations&quot;, &quot;discussions&quot;, etc&#8230; mais en construisant la mobilisation pour le retrait de tout projet de r&#233;gression : par la gr&#232;ve interprofessionnelle public-priv&#233; jusqu'&#224; satisfaction y compris par le blocage &#233;conomique du pays ; et en portant une orientation de d&#233;fense du code des pensions, d'am&#233;lioration de la situation de toutEs les salari&#233;Es en r&#233;affirmant la l&#233;gitimit&#233; des revendications des travailleurEs (retour aux 37,5 annuit&#233;s, &#224; la retraite &#224; 60 ans &#224; taux plein&#8230;), de refus de tout nouvel allongement de la dur&#233;e de cotisation. Le boycott dans l'unit&#233; de la &quot;conf&#233;rence sociale&quot;, marquerait un premier refus du projet gouvernemental, et fournirait un appui pour la n&#233;cessaire mobilisation du monde du travail.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://www.emancipation.fr/&quot; class='spip_url spip_out' rel='nofollow'&gt;www.emancipation.fr&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Contact : er@emancipation.fr&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>La d&#233;mocratisation scolaire : obstacles et propositions</title>
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		<description>Sociologue, Professeur des Universit&#233;s &#224; la retraite, Jean-Pierre Terrail est bien connu de celles et ceux qui s'int&#233;ressent &#224; l'enjeu d&#233;mocratique de l'&#233;cole et cherchent les voies d'une r&#233;elle d&#233;mocratisation scolaire et d'un projet alternatif pour le syst&#232;me &#233;ducatif. A l'origine de la cr&#233;ation du GRDS (Groupe de Recherche pour la d&#233;mocratisation scolaire), directeur de la collection &quot;L'enjeu scolaire&quot; aux &#233;ditions La Dispute, auteur et contributeur de nombreux ouvrages, il a bien voulu accepter la (...)

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&lt;a href="http://www.emancipation.fr/spip.php?rubrique4" rel="directory"&gt;Pour une autre &#233;cole&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Sociologue, Professeur des Universit&#233;s &#224; la retraite, Jean-Pierre Terrail est bien connu de celles et ceux qui s'int&#233;ressent &#224; l'enjeu d&#233;mocratique de l'&#233;cole et cherchent les voies d'une r&#233;elle d&#233;mocratisation scolaire et d'un projet alternatif pour le syst&#232;me &#233;ducatif. A l'origine de la cr&#233;ation du GRDS (Groupe de Recherche pour la d&#233;mocratisation scolaire), directeur de la collection &quot;L'enjeu scolaire&quot; aux &#233;ditions La Dispute, auteur et contributeur de nombreux ouvrages, il a bien voulu accepter la publication de son intervention au CEPMO du samedi 6 avril 2013 et du d&#233;bat qui s'en est suivi, nous l'en remercions.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;La d&#233;mocratisation scolaire : c'est la r&#233;ussite scolaire pour tous, la r&#233;ussite des apprentissages et des dipl&#244;mes. Pourquoi ?
Parce que &#231;a r&#233;pond aujourd'hui &#224; une demande sociale. Dans tous les milieux sociaux aujourd'hui 9 familles sur 10 souhaitent que leurs enfants entrent et sortent de l'enseignement sup&#233;rieur avec un dipl&#244;me. Elles joignent le geste &#224; la parole, puisque dans tous les milieux sociaux on consacre en moyenne 1h par jour &#224; l'aide au travail scolaire des enfants avec des disparit&#233;s d'un milieu social &#224; l'autre concernant l'efficacit&#233; de cet accompagnement.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;La d&#233;mocratisation scolaire, une aspiration populaire&lt;/p&gt; &lt;p&gt; Cette demande nous para&#238;t doublement l&#233;gitime, toutes les donn&#233;es montrent que le dipl&#244;me reste la meilleure protection contre le ch&#244;mage et la pr&#233;carit&#233;. Comme le dit Tristan Poullaouec, c'est l'arme des faibles car sur le march&#233; du travail les jeunes issus de milieu populaire b&#233;n&#233;ficient moins des r&#233;seaux et de l'aide familiale. Donc &#231;a nous para&#238;t totalement justifi&#233; de vouloir d&#233;mocratiser l'&#233;cole pour permettre aux jeunes d'arriver &#224; vivre dans le monde d'aujourd'hui.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Mais plus encore le ch&#244;mage de masse d&#233;marre au milieu des ann&#233;es 70 et l'&#233;cole unique en 1959 porte la scolarit&#233; &#224; 16 ans, annon&#231;ant la g&#233;n&#233;ralisation de l'acc&#232;s au coll&#232;ge. Tout le monde a sa chance du moment que vous avez les aptitudes et le m&#233;rite, disait Berthoin. Avant m&#234;me l'essor de masse du ch&#244;mage et la liquidation des emplois industriels en France, entre 1963 et 1972 la proportion des familles ouvri&#232;res qui souhaitent que leurs enfants acc&#232;dent au bac passe de 15 &#224; 60%. Il existe une veille frustration populaire &#224; l'&#233;gard du savoir savant dont on est exclu, alors qu'il permet des choix de vie et rend son possesseur ma&#238;tre de son destin. Dans les sondages des ann&#233;es 60, les parents dans les familles ouvri&#232;res s'agissant de la scolarit&#233; de leurs enfants, disaient : &#171; ils feront ce qu'ils pourront &#187; et 30 ans apr&#232;s ils affirment : &#171; ils feront ce qu'ils voudront &#187;. R&#233;volution culturelle des rapports &#224; l'&#233;cole. La d&#233;mocratisation de l'&#233;cole r&#233;pond &#224; cette aspiration&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Un enjeu pour l'avenir de la d&#233;mocratie&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Deuxi&#232;mement ces familles des milieux populaires servent l'int&#233;r&#234;t national. En effet, l'&#233;cart se creuse, de plus en plus, entre un d&#233;veloppement scientifique et technique qui atteint une rapidit&#233; stup&#233;fiante et de l'autre c&#244;t&#233; une stagnation de l'acc&#232;s &#224; la formation, puisque ann&#233;e apr&#232;s ann&#233;e 150 000 jeunes sortent &#171; en grande difficult&#233; de compr&#233;hension de l'&#233;crit &#187;. Cet &#233;cart-l&#224; est porteur de danger pour l'avenir de notre soci&#233;t&#233; d&#233;mocratique. C'est notre int&#233;r&#234;t &#224; tous de lutter pour une transformation de l'institution scolaire qui contribue &#224; r&#233;duire cet &#233;cart. Je ne vois pas comment une soci&#233;t&#233; hyper technicis&#233;e pourra fonctionner de fa&#231;on d&#233;mocratique si nous n'assurons pas une tr&#232;s forte promotion de l'acc&#232;s aux savoirs dans la masse de la population. Aujourd'hui il est impossible d'organiser en France un d&#233;bat sur les nanotechnologies, qui dans 20 ans auront profond&#233;ment transform&#233; nos fa&#231;ons de vivre. Cette impossibilit&#233; est due &#224; la fois au fait que la population ne se sent pas l&#233;gitime pour intervenir sur ce type de questions, et au fait qu'objectivement depuis le d&#233;but du capitalisme, la technicit&#233; est l'apanage de petits groupes d'experts aupr&#232;s du patronat. M&#234;me &#224; l'ENA qui forme des d&#233;cideurs politiques il n'y a aucune formation technologique. La lutte contre cette d&#233;sappropriation des savoirs est un grand enjeu pour l'avenir de nos soci&#233;t&#233;s.
Au GRDS nous posons la question de la d&#233;mocratisation non pas en partant d'une d&#233;finition de ce que serait la meilleure &#233;ducation, mais en nous effor&#231;ant d'identifier ce qui bloque le d&#233;veloppement de l'acc&#232;s aux savoirs &#233;labor&#233;s de la culture &#233;crite. Nous sommes dans une p&#233;riode de stagnation apr&#232;s les deux &#171; explosions scolaires &#187; des ann&#233;es 60, puis de la d&#233;cennie 1985/1995. Une partie de cette progression s'est faite &#224; partir d'acquis &#233;l&#233;mentaires qui eux n'ont pas progress&#233;, conduisant ainsi en fin de coll&#232;ge des &#233;l&#232;ves ayant de tr&#232;s faibles acquis. Les &#233;carts cognitifs sont devenus vertigineux en troisi&#232;me entre les meilleurs &#233;l&#232;ves des meilleurs coll&#232;ges et les plus faibles des &#233;tablissements populaires, conduisant ainsi l'ensemble du syst&#232;me &#233;ducatif au bord de l'implosion. La question d'une issue d&#233;mocratique &#224; cette situation n'est pas pos&#233;e seulement au coll&#232;ge, mais tr&#232;s largement en amont, en termes d'efficacit&#233; de l'enseignement &#233;l&#233;mentaire.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Les obstacles &#224; la d&#233;mocratisation en termes de structures&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Tout dispositif de syst&#232;me &#233;ducatif peut &#234;tre examin&#233; sous deux angles : les structures institutionnelles d'une part, les contenus et dispositifs p&#233;dagogiques et les fa&#231;ons d'enseigner d'autre part.
Sur le registre des structures nous avons affaire &#224; l'&#233;cole unique, cette forme d'institution scolaire, qui se caract&#233;rise par le fait que tous les &#233;l&#232;ves sont accueillis dans la m&#234;me institution, avec les m&#234;mes programmes et les m&#234;mes possibilit&#233;s de parcours, avec les m&#234;mes enseignants form&#233;s en principe &#224; l'identique. Du fait de cette unification (r&#233;alis&#233;e entre le d&#233;cret Berthoin de 1959 et la r&#233;forme Haby de 1975) l'institution scolaire doit prendre en charge elle-m&#234;me la s&#233;lection sociale. Jusque-l&#224; les r&#233;seaux de scolarisation primaire et secondaire accueillaient des publics diff&#233;rents et leur donnaient une formation sp&#233;cifique sans trop se pr&#233;occuper de trier les &#233;l&#232;ves, qui accomplissaient leur scolarit&#233; tranquillement sans pression. Dans l'&#233;cole unique les enseignants doivent &#224; la fois et ins&#233;parablement former et s&#233;lectionner : &#233;valuations permanentes, classement et hi&#233;rarchisation des &#233;l&#232;ves, lesquels sont dispatch&#233;s en cons&#233;quence dans les sections et les fili&#232;res. Expert du CNPF de l'&#233;poque, le ministre Berthoin entendait favoriser une &#233;l&#233;vation g&#233;n&#233;rale du niveau de scolarisation, n&#233;cessaire au d&#233;veloppement &#233;conomique, qui ne remette en aucune fa&#231;on en cause le r&#244;le socialement s&#233;lectif de l'&#233;cole. Un demi-si&#232;cle plus tard on peut dire que le but a &#233;t&#233; largement atteint : les in&#233;galit&#233;s sociales se sont maintenues inchang&#233;es, ainsi aujourd'hui 72 % d'enfants de cadres et 22% d'ouvriers obtiennent un bac g&#233;n&#233;ral.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;L'obstacle de la mise en concurrence&lt;/p&gt; &lt;p&gt;L'&#233;cole unique transforme la profession enseignante, et aussi les conditions dans lesquelles les jeunes font leurs &#233;tudes. Ils sont mis syst&#233;matiquement en concurrence. C'est une dimension tr&#232;s forte de l'&#233;cole unique, cette mise en concurrence commence du d&#233;but jusqu'&#224; la fin, concurrence aussi entre les &#233;tablissements, qui n'est qu'une extension d'une concurrence entre les enfants et leurs milieux sociaux. Au c&#339;ur de l'&#233;cole unique, cette mise en concurrence a plusieurs effets.
Sur les parcours des enfants qui arrivent avec des ressources diff&#233;rentes, &#224; la sortie in&#233;vitablement ceux qui ont les plus fortes ressources &#224; l'entr&#233;e vont se retrouver dans les meilleurs places. Mais il y a plus, du fait de cette mise en concurrence la distribution des ressources de l'institution se fait au prorata de la puissance sociale des b&#233;n&#233;ficiaire, les &#233;tablissements des beaux quartiers seront les mieux dot&#233;s financi&#232;rement, auront les enseignants les plus exp&#233;riment&#233;s, &#224; valeur scolaire comparable leurs &#233;l&#232;ves y seront moins expos&#233;s aux d&#233;cisions p&#233;nalisantes (mauvaises notes, redoublement, affectation dans les sections les plus d&#233;valoris&#233;s, orientation vers les fili&#232;res courtes), et b&#233;n&#233;ficieront d'enseignements intellectuellement plus ambitieux.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;La mise en concurrence s'exerce au d&#233;triment des plus faibles : il n'y aura pas de d&#233;mocratisation significative de l'&#233;cole sans une r&#233;forme de fond supprimant cette mise en concurrence qui commence par la notation des &#233;l&#232;ves.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Parall&#232;lement la mise en concurrence a des effets importants sur les pratiques enseignantes puisqu'elle offre une s&#233;rie d'issues institutionnelles aux difficult&#233;s d'apprentissage. Face &#224; ces derni&#232;res, plut&#244;t que de les traiter comme telles, les enseignants ont &#224; leur disposition la mauvaise note, le redoublement, l'affectation &#224; une classe de faible niveau, &#224; une section SEGPA, &#224; l'enseignement professionnel, etc. Il est in&#233;vitable que cette situation impr&#232;gne l'acte d'enseignement en lui-m&#234;me, que les enseignants devraient concevoir diff&#233;remment si les difficult&#233;s intellectuelles de leurs &#233;l&#232;ves devaient par principe &#234;tre surmont&#233;es, &#224; l'aide de moyens purement p&#233;dagogiques. Mais ce serait l&#224; passer d'une culture professionnelle actuellement grev&#233;e par la conviction de l'in&#233;luctabilit&#233; de l'&#233;chec &#224; une culture de la r&#233;ussite pour tous.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Une solution : un continuum &#233;ducatif sans fili&#232;res jusqu'&#224; 18 ans&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Compte tenu de ses effets sur les parcours des &#233;l&#232;ves comme sur les pratiques enseignantes, la d&#233;mocratisation de l'&#233;cole nous para&#238;t suspendue &#224; la suppression de la concurrence et donc de toute pratique de notation, et &#224; la mise en place d'un tronc commun de 2 ans &#224; 18 ans, d&#233;barrass&#233; de toutes les instances de rem&#233;diation, redoublement, sections diff&#233;renci&#233;es, fili&#232;res&#8230;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Les obstacles en termes p&#233;dagogiques&lt;/p&gt; &lt;p&gt;	Concernant maintenant les dispositifs p&#233;dagogiques et la conduite des apprentissages, le d&#233;bat est plus difficile puisqu'on touche &#224; la manti&#232;re vivante des pratiques enseignantes, des consciences professionnelles, et l'appel &#224; entreprendre le r&#233;examen des fa&#231;ons de faire d'aujourd'hui n'est pas toujours facilement audible. Comment ne pas s'interroger, pourtant, quand on consid&#232;re que la r&#233;novation p&#233;dagogique des ann&#233;es 1970/80 a &#233;t&#233; ouverte par une r&#233;forme de l'enseignement &#233;l&#233;mentaire du fran&#231;ais se r&#233;clamant du mot d'ordre : &#171; Lire, c'est comprendre &#187;, et qu'on voit que 20% des &#233;l&#232;ves de 15 ans sont aujourd'hui &#171; en grande difficult&#233; de compr&#233;hension de l'&#233;crit &#187; ?&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Les partisans de la d&#233;mocratisation scolaire ont contribu&#233; activement &#224; cette entreprise de r&#233;novation p&#233;dagogique, qui a &#233;t&#233; men&#233;e sous les auspices d'une alliance entre progressisme politique et progressisme p&#233;dagogique. Une partie d'entre eux prennent acte des limites aujourd'hui constatables de cette entreprise, et se rallient &#224; l'id&#233;e que le socle commun est une solution viable pour ceux qui sont rest&#233;s sur le bord du parcours scolaire. C'est &#224; notre sens une solution illusoire, qui ne r&#233;pond &#224; aucun des probl&#232;mes pos&#233;s : il n'y a pas d'alternative satisfaisante &#224; l'exigence d'une v&#233;ritable d&#233;mocratisation scolaire.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Dans l'esprit de ses promoteurs, la r&#233;novation p&#233;dagogique devait permettre aux jeunes qui en &#233;taient exclus jusque-l&#224; d'acc&#233;der &#224; l'enseignement secondaire. Elle devait proposer une conduite des apprentissages adapt&#233;e au manque de ressources culturelles, intellectuelles, linguistiques, que les autres jeunes trouvaient dans leur milieu familial. Cette volont&#233; d'adaptation a conduit &#224; la mise en place de dispositifs p&#233;dagogiques tentant de prendre de biais les asp&#233;rit&#233;s des apprentissages, de diff&#233;rer l'approche des savoirs les plus abstraits, de proposer des t&#226;ches ludiques et concr&#232;tes. Au total elle a conduit &#224; en rabattre sur les ambitions de l'&#233;cole, afin de ne pas mettre les enfants du peuple en difficult&#233;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Nous pensons pour notre part que s'il y a lieu de s'adapter aux &#233;l&#232;ves les moins &#224; l'aise face aux apprentissages c'est &#224; la r&#233;alit&#233; de leurs ressources intellectuelles et non &#224; leurs manques suppos&#233;s qu'il convient de le faire. Et, dans cette perspective, nous d&#233;fendons l'id&#233;e qu'il faut &#234;tre tr&#232;s exigeant intellectuellement avec eux, tout en leur permettant de r&#233;pondre &#224; cette exigence, qui est la seule fa&#231;on pour l'&#233;cole de leur apporter ce que les autres trouvent &#224; domicile.&lt;/p&gt; &lt;p&gt; &#8211; D&#233;bat&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Question : Quels seraient les contours d'un lyc&#233;e sans fili&#232;re ? Y a-t-il des programmes ?&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Permettre la g&#233;n&#233;ralisation d'acc&#232;s &#224; une culture commune. Les contours : les &#233;l&#232;ves restent ensemble jusqu'&#224; la premi&#232;re et en terminale des options sont propos&#233;es en vue de l'universit&#233;. Ce tronc commun est un r&#233;sultat et une condition. Il est un r&#233;sultat dans la mesure o&#249; il n'est pas concevable dans l'&#233;tat actuel des choses, il faut d'abord une am&#233;lioration de l'&#233;l&#233;mentaire. Supprimer les fili&#232;res n'a de sens que si on r&#233;nove le primaire et le coll&#232;ge. Mais &#224; l'inverse la mise en place du tronc commun est un a priori indispensable &#224; la transformation de l'actuelle culture de l'&#233;chec en culture de la r&#233;ussite. Le probl&#232;me est de basculer de la logique actuelle : on prend tout le monde et on en laisse au fur et &#224; mesure au bord du chemin, &#224; une logique sans commune mesure : on prend tout le monde et on emm&#232;ne tout le monde au bout.
La mise en place d'un tronc commun laisse ouverte la possibilit&#233; pour tous les &#233;l&#232;ves de d&#233;velopper plus de comp&#233;tences dans certaines mati&#232;res, sans que ce d&#233;veloppement de comp&#233;tences sp&#233;cialis&#233;es ne se substitue au tronc commun.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;La culture commune qui serait transmise dans le tronc commun ferait place d&#232;s l'&#233;cole &#233;l&#233;mentaire aux techniques et &#224; la technologie, en visant une ma&#238;trise des grands choix scientifiques et techniques dont la population dans son ensemble a toujours &#233;t&#233; d&#233;poss&#233;d&#233;e.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://www.emancipation.fr/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; Question : quels sont les instruments que l'on peut mettre en place pour remettre &#224; plat le syst&#232;me et passer dans cette logique de l'apprendre &#224; apprendre ?&lt;/p&gt; &lt;p&gt;La localisation de la difficult&#233; d'apprentissage est essentielle. Est-elle, comme on l'entend traditionnellement, dans la t&#234;te des &#233;l&#232;ves, ou bien dans l'apprentissage lui-m&#234;me La diff&#233;rence est cruciale. Si elle est dans la t&#234;te des &#233;l&#232;ves on cherche des solutions dans la t&#234;te des &#233;l&#232;ves, jusqu'&#224; psychologiser et m&#233;dicaliser l'&#233;chec scolaire. Si elle est par nature dans les apprentissages, on travaille sur la fa&#231;on de les conduire.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Question : comment mettre en place ce projet ?&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Deux leviers incontournables pour mettre en place ce projet. Un projet de d&#233;mocratisation de l'&#233;cole devrait &#234;tre port&#233; par les partis politiques qui se r&#233;clament des classes populaires. Les organisations syndicales du monde du travail devraient aussi intervenir dans ce champ puisque c'est une des grandes pr&#233;occupations des salari&#233;s que cette question de l'&#233;cole. L'autre levier c'est le monde enseignant, dont le bonheur professionnel est li&#233; au bien-&#234;tre et &#224; la r&#233;ussite de leurs &#233;l&#232;ves. Aujourd'hui on se tire d'affaire en reportant la responsabilit&#233; de l'&#233;chec sur les &#171; handicaps socio-culturels &#187;, mais sur le fond les enseignants savent bien que leur vraie r&#233;ussite personnelle serait que tous leurs &#233;l&#232;ves r&#233;ussissent. La question est de transformer le mal vivre des enseignants en mobilisation collective sur le m&#233;tier. Nous estimons que les enseignants doivent participer massivement au r&#233;examen des dispositifs p&#233;dagogiques car ce sont eux qui sont au premier plan des retours d'exp&#233;riences, alors qu'ils ont toujours &#233;t&#233; exclus de la r&#233;flexion sur leurs conditions de travail.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Ce qui nous int&#233;resse dans ce r&#233;examen, c'est moins ce qui a trait &#224; l'am&#233;lioration des relations adultes/jeunes consid&#233;r&#233;es pour elles-m&#234;mes, mais c'est ce qui dans cette am&#233;lioration va permettre de changer les pratiques d'enseignement et le destin scolaire des &#233;l&#232;ves. Dans cette perspective, l'actuel mal-&#234;tre des enseignants et des &#233;l&#232;ves eux-m&#234;mes peut &#234;tre une force agissante tr&#232;s puissante.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Question : Y a-t-il d&#233;valorisation des dipl&#244;mes ?&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Oui, premier constat, il y a d&#233;valorisation des dipl&#244;mes du fait des rapports de force sur le march&#233; du travail, le ch&#244;mage p&#232;se sur le niveau des salaires sauf pour la petite minorit&#233; des salari&#233;s sortie des grandes &#233;coles. D&#233;valorisation des salaires et donc des dipl&#244;mes. Maintenant est-ce que pour autant il y a une d&#233;valorisation des formations ? Le patronat peut ne pas les reconnaitre et ne pas les r&#233;mun&#233;rer, et pour autant il utilise le potentiel productif des titulaires de dipl&#244;mes. Il ach&#232;te la force de travail en-dessous de sa valeur, mais il consomme sa valeur d'usage, pour reprendre les formules de Marx. Le patronat utilise le potentiel des gens qu'il recrute. On peut donc en conclure que le syst&#232;me scolaire ne produit pas trop de dipl&#244;m&#233;s ! Deuxi&#232;me constat, qui confirme le pr&#233;c&#233;dent, trois ans apr&#232;s la sortie de l'&#233;cole, il y a 7 &#224; 8 % de ch&#244;meurs chez les dipl&#244;m&#233;s de l'enseignement sup&#233;rieur mais&#8230; 40% chez les sortants sans dipl&#244;me ! Le dipl&#244;me reste la meilleure protection contre le ch&#244;mage, les bas salaires, la pr&#233;carit&#233;. Troisi&#232;me remarque : si au lieu de regarder ce qui se passe au moment du recrutement on observe les d&#233;roulements de carri&#232;re, alors on constate un rattrapage de la situation professionnelle pour les plus dipl&#244;m&#233;s.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Jean-Pierre Terrail&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Bibliographie :
Jean-Pierre Terrail, Janine Reichstadt, Genevi&#232;ve Krick, Je lis, l'&#233;cris CP : un apprentissage culturel et moderne de la lecture, La dispute, coll. Les lettres bleues, 2009, 127 p., EAN : 9782953464900
GRDS, L'&#233;cole commune proposition pour une refondation du syst&#232;me &#233;ducatif, la dispute, coll. L'enjeu scolaire, 2012, 207 p., EAN : 9782843032233.
St&#233;phane Bonnery, Comprendre l'&#233;chec scolaire. El&#232;ves en difficult&#233;s et dispositifs p&#233;dagogiques. La dispute, coll. &#171; l'enjeu scolaire &#187;, 2007, 214 p., EAN : 9782843031540 ;
A propos de l'&#233;chec scolaire voir les ouvrages de Bernard Lahire.
Tristan Poullaouec, Le dipl&#244;me, arme des faibles. Les familles ouvri&#232;res et l'&#233;cole, La Dispute, coll. &#171; L'enjeu scolaire &#187;, 2010, 147 p., EAN : 9782843031922.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>d&#233;mocratisation scolaire et innovation p&#233;dagogique</title>
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		<description>Ci-dessous l'&#233;ditorial du dossier &quot;D&#233;mocratisation scolaire et innovation p&#233;dagogique&quot; de la revue L'&#201;mancipation. N'h&#233;sitez pas &#224; vous procurer le num&#233;ro de juin de notre revue si ce dossier vous int&#233;resse ! Il y a maintenant trente ans, d&#233;s &#233;tablissements exp&#233;rimentaux, peu nombreux, se mettaient en place dans l'enseignement secondaire (les 30 ans du Lyc&#233;e Autog&#233;r&#233; de Paris ont donn&#233; lieu &#224; un livre et un article dans l'Emancipation syndicale et p&#233;dagogique n&#176; 1 de septembre 2012) avec l'espoir de (...)

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&lt;a href="http://www.emancipation.fr/spip.php?rubrique4" rel="directory"&gt;Pour une autre &#233;cole&lt;/a&gt;


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 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Ci-dessous l'&#233;ditorial du dossier &quot;D&#233;mocratisation scolaire et innovation p&#233;dagogique&quot; de la revue L'&#201;mancipation. N'h&#233;sitez pas &#224; vous procurer le num&#233;ro de juin de notre revue si ce dossier vous int&#233;resse !&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Il y a maintenant trente ans, d&#233;s &#233;tablissements exp&#233;rimentaux, peu nombreux, se mettaient en place dans l'enseignement secondaire (les 30 ans du Lyc&#233;e Autog&#233;r&#233; de Paris ont donn&#233; lieu &#224; un livre et un article dans l'Emancipation syndicale et p&#233;dagogique n&#176; 1 de septembre 2012) avec l'espoir de contribuer &#224; des &#233;volutions positives du syst&#232;me &#233;ducatif.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Mais les &#233;tablissements exp&#233;rimentaux sont rest&#233;s confin&#233;s dans les marges du syst&#232;me en place. Ils sont rest&#233;s peu nombreux, et pour plusieurs d'entre eux l'avenir est compromis. Pour rompre leur isolement, mutualiser les exp&#233;riences et les pratiques tout en conservant pour chacun sa sp&#233;cificit&#233;, 12 d'entre eux se sont regroup&#233;s et ont constitu&#233; en 2005 la FESPI (F&#233;d&#233;ration des &#201;tablissements Scolaires Publics Innovants), qui cependant ne regroupe pas l'ensemble des &#233;tablissements exp&#233;rimentaux (le LAP et le Lyc&#233;e exp&#233;rimental de St Nazaire par exemple n'en font pas partie).&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Chaque ann&#233;e la FESPI organise ainsi plusieurs rencontres nationales, et cette ann&#233;e son &quot;s&#233;minaire de printemps&quot; s'est d&#233;roul&#233; au lyc&#233;e exp&#233;rimental de l'&#238;le d'Ol&#233;ron, le CEPMO, les 5 et 6 avril. Deux th&#232;mes principaux &#233;taient &#224; l'ordre du jour : la prise en compte des troubles sp&#233;cifiques des apprentissages et D&#233;mocratisation scolaire et exp&#233;rimentations p&#233;dagogiques. C'est le second th&#232;me qui est au centre de ce dossier, constitu&#233; des principales interventions qu'il a suscit&#233;es.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Ces &#233;tablissements innovants interrogent en effet le fonctionnement courant de l'institution scolaire, bouleversant le partage des t&#226;ches, et donc les statuts, les conditions de travail, le syst&#232;me de nomination, l'organisation et le fonctionnement p&#233;dagogiques, dans le but de rem&#233;dier aux &#233;checs de l'institution, et par l&#224; de la faire &#233;voluer. En cela les exp&#233;riences conduites, les solutions mises en &#339;uvre, invitent toutE enseignantE &#224; une r&#233;flexion sur sa propre pratique men&#233;e dans le cadre institutionnel. Elles posent aussi des jalons concrets sur ce que pourrait &#234;tre une alternative &#233;ducative que pour notre part nous envisageons dans le cadre incontournable de la rupture radicale avec le capitalisme. Se pose alors la question de savoir ce qu'il est souhaitable de g&#233;n&#233;raliser et ce qui ne l'est pas, ce qui est contraint par la situation de marginalisation des exp&#233;riences et ce qui est voulu, ce qui est transposable et ce qui ressort de la sp&#233;cificit&#233; d'un lieu, d'un temps, d'un groupe.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Ce dossier a pour but de contribuer &#224; cette r&#233;flexion. Apr&#232;s que Vincent Levrault ait &#233;voqu&#233; le d&#233;roulement de ces deux journ&#233;es, Yannick Martell nous livre les conclusions de son enqu&#234;te sur les &#233;l&#232;ves qui fr&#233;quentent le CEPMO, r&#233;alis&#233;e dans le cadre d'un m&#233;moire de Master 2 de sociologie &#224; l'universit&#233; de Poitiers. Il met en &#233;vidence un premier p&#244;le regroupant des &#233;l&#232;ves au parcours scolaire difficile et atypique au regard de la norme institu&#233;e, venant d'horizons g&#233;ographiques parfois &#233;loign&#233;s, mais aussi un p&#244;le peut-&#234;tre moins fr&#233;quent dans d'autres &#233;tablissements exp&#233;rimentaux, d'&#233;l&#232;ves ol&#233;ronais au parcours scolaire standard, pouvant s'expliquer par la contrainte insulaire plus que par la recherche d'une p&#233;dagogie et d'un fonctionnement alternatifs.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Prolongeant ce constat, R&#233;my Reynaud analyse ce qu'il y a de sp&#233;cifique dans l'exp&#233;rience du CEPMO, pour mettre en &#233;vidence ce qu'il pourrait y avoir de transposable et de g&#233;n&#233;ralisable dans l'organisation et les pratiques p&#233;dagogiques , ce qui leur donne une v&#233;ritable port&#233;e alternative. Enfin, Jean-Pierre Terrail fait le lien avec les probl&#233;matiques de la d&#233;mocratisation scolaire. Il rappelle que la d&#233;mocratisation scolaire est une aspiration populaire ancr&#233;e de longue date qui se heurte aux limites de la massification et &#224; la fonction de tri social assur&#233;e par l'&#233;cole. Reprenant les propositions du groupe dont il est &#224; l'origine, le GDRS, et publi&#233;es dans un ouvrage r&#233;cent, il d&#233;fend comme solution pour une r&#233;elle d&#233;mocratisation scolaire une scolarit&#233; et un lyc&#233;e uniques, sans orientation ni fili&#232;res avant la derni&#232;re ann&#233;e du lyc&#233;e. Ainsi, nos positions et nos argumentations, pour une culture &#233;mancipatrice polyvalente et polytechnique pour touTEs, pour une scolarit&#233; sans orientation ni rupture avant la fin du lyc&#233;e, peuvent rejoindre et s'enrichir des conclusions du GRDS.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Raymond Jousmet&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Sommaire :&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Mutualiser les exp&#233;riences pour faire vivre l'innovation p&#233;dagogique page II&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Les &#233;l&#232;ves du CEPMO : origines et parcours page III&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le CEPMO : Projet unique ou mod&#232;le alternatif ? page VI&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://www.emancipation.fr/spip.php?article888&quot; class='spip_in'&gt;La d&#233;mocratisation scolaire : obstacles et propositions&lt;/a&gt; page IX&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Femen, le livre</title>
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		<description>L'action men&#233;e par les Femen &#224; Notre Dame ? &#171; un acte qui caricature le beau combat pour l'&#233;galit&#233; femmes-hommes et choque inutilement de nombreux croyants &#187; (Delano&#233;), un geste &#171; grossier &#187; (Valls), une action &#171; d&#233;plac&#233;e &#187; (&#201;va Joly). Terroristes pacifiques, sextremistes, les Femen choquent, les Femen d&#233;rangent, &#224; l'&#233;tranger mais &#233;galement en France, et dans les rangs m&#234;mes des &#171; f&#233;ministes &#187; et de ceux qui revendiquent l'&#233;galit&#233; homme-femme. Alors, les arguments contre ce pop f&#233;minisme fusent, sur la forme ou (...)

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&lt;a href="http://www.emancipation.fr/spip.php?rubrique86" rel="directory"&gt;Combats f&#233;ministes&lt;/a&gt;


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 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;L'action men&#233;e par les Femen &#224; Notre Dame ? &#171; un acte qui caricature le beau combat pour l'&#233;galit&#233; femmes-hommes et choque inutilement de nombreux croyants &#187; (Delano&#233;), un geste &#171; grossier &#187; (Valls), une action &#171; d&#233;plac&#233;e &#187; (&#201;va Joly). Terroristes pacifiques, sextremistes, les Femen choquent, les Femen d&#233;rangent, &#224; l'&#233;tranger mais &#233;galement en France, et dans les rangs m&#234;mes des &#171; f&#233;ministes &#187; et de ceux qui revendiquent l'&#233;galit&#233; homme-femme. Alors, les arguments contre ce pop f&#233;minisme fusent, sur la forme ou sur le fond.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Leur livre Femen (interviews de Galia Acherman), sorti chez Calmann-l&#233;vy s'ouvre sur leur manifeste. Ce manifeste d'activiste contre le patriarcat atteste une d&#233;termination r&#233;elle en rupture avec toutes les expressions f&#233;ministes plus ou moins inf&#233;od&#233;es aux institutions nationales ou internationales. Curieusement, on ne retrouve pas dans ce manifeste les &#233;l&#233;ments d'analyse d&#233;velopp&#233;s dans les interviews des fondatrices de Femen qui t&#233;moignent d'une certaine compr&#233;hension de la soumission de la femme dans le cadre du capitalisme. Ce livre trace l'histoire du mouvement Femen, sorti des corps de quatre ukrainiennes, qui ont grandi dans le cadre de l'effondrement de l'URSS, de la r&#233;introduction du capitalisme, version post-sovi&#233;tique, et de la r&#233;volution orange. Quatre femmes, issues de milieux ouvriers, o&#249; les p&#232;res abattus se mettent &#224; boire (Anna, Oksana), ou de milieu un peu plus ais&#233; (Inna, Sacha) et qui cherchent leur raison d'&#234;tre.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Femen (cuisse en latin) est n&#233; en 2008, mais prend ses sources en amont : Anna et Oksana se rencontrent &#224; Khmelnitski dans le cadre d'un cercle de philosophie et cr&#233;ent, avec leur ami Viktor, le &#171; Centre de perspective de la jeunesse &#187; afin de d&#233;fendre les droits des &#233;tudiants. Dans ce centre, Anna introduit des r&#233;unions exclusivement f&#233;minines autour du slogan &#171; Tous les hommes sont des fumiers &#187;, r&#233;unions associ&#233;es &#224; la lecture de &#171; La Femme et le Socialisme &#187; de Bebel. De ces r&#233;unions &#233;clot un groupe purement f&#233;minin, &#171; Nouvelle &#201;thique &#187;. Deux ans plus tard, le groupe prend le nom de Femen et la voie de la capitale, Kiev.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Peu &#224; peu, elles comprirent que &#171; l'ennemi, ce n'est pas un homme concret. L'ennemi, c'est le sch&#233;ma g&#233;n&#233;ral du patriarcat &#187;. Apr&#232;s quelques balbutiements, les protestations contre les coupures d'eau chaudes, contre les suicides dans le m&#233;tro, laissent place &#224; un premier combat : contre l'industrie du sexe. Face &#224; l'indiff&#233;rence rencontr&#233;e, l'id&#233;e d'actions topless &#233;merge ; mais ce n'est qu'en 2010 qu'elles le deviendront toutes (&#171; s'il n'y a pas d'autres moyens, il faut profiter du topless pour l'utiliser &#224; nos fins &#187;). 2010 marque &#233;galement leur premier topless politique : &#171; on ne pouvait parler de libert&#233; de la femme (&#8230;) si l'on se limitait &#224; des th&#232;mes purement f&#233;minins &#187;. D&#232;s lors, la r&#233;pression qu'elles subissent s'accro&#238;t : &#171; d&#232;s que le topless a &#233;t&#233; utilis&#233; pour se m&#234;ler &#224; la politique, la police a re&#231;u l'ordre de nous arr&#234;ter syst&#233;matiquement pour &#171; hooliganisme &#187;. &#187; Enfin en 2011, c'est leur premi&#232;re protestation anti-religion : &#171; Nous nous &#233;tions d&#233;j&#224; rendu compte de l'influence n&#233;faste de la religion sur la condition f&#233;minine &#224; l'&#233;poque o&#249; nous &#233;tudiions le marxisme. Personnellement j'ai toujours &#233;t&#233; convaincue que, t&#244;t ou tard, nous nous attaquerions &#224; la religion. Pour cela, il fallait d'abord que notre mouvement prenne du poids et de la notori&#233;t&#233; pour ne pas effrayer et repousser ceux qui nous soutiennent. C'&#233;tait &#224; pr&#233;sent chose faite, et cette direction allait rapidement prendre de l'ampleur &#187; (Sacha).&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Leur f&#233;minisme s'affirme ouvertement anti-religion (&#171; Le f&#233;minisme et la question de la libert&#233; de la femme se terminent a priori l&#224; o&#249; commence la religion. &#187;), un f&#233;minisme fait de soldates...sans armes (&#171; mon corps est mon arme &#187;) dont l'un des principaux objectifs est de faire tomber les masques. Des soldates anti-religion, voil&#224; qui est nouveau dans le paysage f&#233;ministe. &#171; Nous sommes un groupe f&#233;ministe radical. (&#8230;) C'est ainsi que l'on peut combattre, d'&#233;gal &#224; &#233;gal, le machisme, le pouvoir, l'&#233;glise, la dictature &#187;. Toutefois, leur livre montre une r&#233;flexion tr&#232;s faible sur la condition des femmes dans le monde du travail, sur leurs revendications propres alors qu'elles sont les premi&#232;res victimes de la flexibilit&#233;. L'absence d'ancrage des Femen dans le monde du travail interroge. Si certains de leurs id&#233;es ont d&#233;j&#224; &#233;t&#233; th&#233;oris&#233;es (notamment le r&#244;le de la religion dans l'oppression des femmes), Femen a cependant le m&#233;rite de remettre certains sujets au centre des d&#233;bats. Des sujets qui font parfois &#233;chos &#224; nos d&#233;bats actuels (sur le port du voile, la p&#233;nalisation de la prostitution). La lecture du livre rompt avec les pr&#233;sentations faites habituellement des Femen dans la presse ; leur d&#233;marche et leur analyse donnent des &#233;l&#233;ments pour ouvrir des discussions.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Laure Jinquot&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>SNESUP-FSU : Des br&#232;ches ouvertes pour les luttes, malgr&#233; un Congr&#232;s verrouill&#233;</title>
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		<description>Le Congr&#232;s du SNESUP s'est tenu les 26, 27 et 28 mars derniers, dans une p&#233;riode de mobilisation grandissante contre le projet de loi pour l'enseignement sup&#233;rieur et la recherche, quand l'Intersyndicale &#233;largie venait enfin de faire sien le mot d'ordre du retrait et appelait &#233;tudiantEs et personnels &#224; une AG nationale le 30 mars, et quand plusieurs organisations (sans la FSU) appelaient &#224; une gr&#232;ve dans l'&#233;ducation le jour-m&#234;me de sa cl&#244;ture. Pas plus que celui de la FSU ce Congr&#232;s ne fut pourtant celui (...)

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&lt;a href="http://www.emancipation.fr/spip.php?rubrique99" rel="directory"&gt;Congr&#232;s SNESUP 2013&lt;/a&gt;


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 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Le Congr&#232;s du SNESUP s'est tenu les 26, 27 et 28 mars derniers, dans une p&#233;riode de mobilisation grandissante contre le projet de loi pour l'enseignement sup&#233;rieur et la recherche, quand l'Intersyndicale &#233;largie venait enfin de faire sien le mot d'ordre du retrait et appelait &#233;tudiantEs et personnels &#224; une AG nationale le 30 mars, et quand plusieurs organisations (sans la FSU) appelaient &#224; une gr&#232;ve dans l'&#233;ducation le jour-m&#234;me de sa cl&#244;ture. Pas plus que celui de la FSU ce Congr&#232;s ne fut pourtant celui de l'action, et encore moins celui de la rupture avec le &#8220;dialogue social&#8221; dont le Congr&#232;s d'&#233;tude de mai 2012, au lendemain de la d&#233;faite de Sarkozy, semblait tant esp&#233;rer&#8230; Pire, ce fut un Congr&#232;s fortement verrouill&#233; par l'appareil, en particulier sur la question primordiale de la formation des enseignantEs et CPE. Malgr&#233; tout, &#201;mancipation aura pu y faire entendre sa voix.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Ce Congr&#232;s d'orientation fut peu fr&#233;quent&#233; : le premier jour, on d&#233;nombrait un peu moins de cent d&#233;l&#233;gu&#233;Es ; le dernier, les motions (exclusivement &#201;mancipation) et l'appel final n'&#233;taient plus vot&#233;es par une petite cinquantaine. En dehors des &#233;luEs dans les instances sortantes du SNESUP, les syndiqu&#233;Es des sections furent relativement absentEs de ce Congr&#232;s : une d&#233;saffection refl&#233;tant aussi le faible taux de participation au vote d'orientation (moins de 30%). L'expression des sections fut de fait r&#233;duite &#224; portion plus que congrue : presqu'aucun texte paru en amont du Congr&#232;s dans l'espace cr&#233;&#233; &#224; cette fin sur le site du syndicat (les camarades d'&#201;mancipation furent les principales contributrices) ; aucune motion de section hormis celle de La Rochelle sur le soutien &#224; la lutte des ouvrierEs de PSA-Aulnay &#8211; que la tribune refusa de mettre au vote, refusant aussi tout amendement. La direction du SNESUP n'avait pas non plus produit de texte &#224; d&#233;battre dans les sections, comme cela avait &#233;t&#233; le cas au Mans l'an pass&#233; sur la formation des enseignantEs (FDE) : aucun texte transmis en amont des quatre commissions d&#233;finies (Recherche-Service public, Formations sup&#233;rieures-FDE, Situation des personnels, Vie syndicale) en dehors d'un document rudimentaire de bilan du secteur concern&#233; : dans ces conditions, la question de l'&#233;volution des mandats du syndicat n'&#233;tait donc m&#234;me pas pos&#233;e&#8230;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le Congr&#232;s de la continuit&#233;, malgr&#233; l'urgence &#224; mobiliser contre la LRU bis&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Apr&#232;s avoir d&#233;fendu la strat&#233;gie de l'attentisme et du &#8220;dialogue social&#8221; en participant au simulacre de &#8220;concertation&#8221; des &#8220;Assises de l'Enseignement sup&#233;rieur et de la recherche&#8221; (ESR) qui ne visait qu'&#224; faire ent&#233;riner un projet de loi d&#233;j&#224; dans les tiroirs du minist&#232;re (1), la direction sortante du SNESUP avait poursuivi dans cette veine en entreprenant d'analyser, ad nauseam, les diff&#233;rents &#233;tats du texte jusqu'&#224; celui issu de son examen par le CNESER (2) quelques jours avant le Congr&#232;s. Avec la majorit&#233; des syndicats et associations, le SNESUP avait d&#233;nonc&#233; cette nouvelle attaque contre l'ESR public inscrite dans la continuit&#233; de la loi LRU : maintien de l'&#8220;autonomie&#8221; des universit&#233;s ; pas de retour &#224; une gestion de la masse salariale par l'&#201;tat ; soumission accrue de l'ESR public au &#8220;pilotage&#8221; des r&#233;gions et au &#8220;tissu &#233;conomique local&#8221; ; ajout des enseignements num&#233;riques pour masquer le sous-encadrement p&#233;dagogique et supprimer toujours plus de postes tout en fragilisant encore davantage les statuts ; parach&#232;vement de la casse du cadrage national des dipl&#244;mes ; nouvel affaiblissement de la vie d&#233;mocratique des &#233;tablissements, etc.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Au vu de ces constats accablants, la seule conclusion &#224; tirer aurait &#233;t&#233; de rompre toutes les &#8220;concertations&#8221; engag&#233;es par le gouvernement &#8211; mais ce n'est pas l'option retenue par la direction sortante, qui avait choisi de se livrer &#224; une &#8220;bataille d'amendements&#8221; en parall&#232;le au mot d'ordre d'envoi massif&#8230; d'une carte postale de m&#233;contentement &#224; Hollande. Campant sur les positions de la FSU relative &#224; sa non-participation &#224; la journ&#233;e du 28 mars au profit de l'initiative isol&#233;e de la f&#233;d&#233;ration le 6 avril (sans aucune r&#233;f&#233;rence aux revendications de l'ESR), le Congr&#232;s n'aura pas &#233;t&#233; celui de l'action : on voit le r&#233;sultat aujourd'hui, o&#249; la nouvelle direction poursuit dans cette voie de garage &#224; l'occasion des d&#233;bats parlementaires engag&#233;s au mois de mai, en se focalisant sur les amendements propos&#233;s, accept&#233;s, rejet&#233;s, alors m&#234;me qu'elle demande officiellement l'abandon du projet&#8230;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Enterrer le d&#233;bat&#8230; et la FDE ?&lt;/p&gt; &lt;p&gt;L'urgence &#233;tait aussi, bien s&#251;r, de d&#233;finir les moyens d'action contre le projet Peillon de &#8220;refondation&#8221; de l'&#201;cole, en particulier concernant la FDE (nouvelle &#8220;mast&#233;risation&#8221;, mise en place de Ecole Sup&#233;rieures du Professorat et de l'&#201;ducation). Au vu des discussions qui avaient anim&#233; les forums en ligne avant le Congr&#232;s, au vu de l'actualit&#233; l&#233;gislative br&#251;lante de cette question, on pouvait s'attendre &#224; ce que la commission Formations sup&#233;rieures-FDE soit consacr&#233;e &#224; d&#233;finir des mots d'ordre offensifs contre la &#8220;r&#233;forme&#8221; et sa mise en &#339;uvre d'une part, &#224; d&#233;battre d'autre part des mandats du syndicat relativement au recrutement (contenu et place du concours) et &#224; la formation des futurEs enseignantEs et CPE. Or c'est pr&#233;cis&#233;ment cette commission qui a fait l'objet du verrouillage le plus organis&#233;. Comme toutes les commissions, ses travaux devaient se d&#233;rouler sur deux demi-journ&#233;es, l'apr&#232;s-midi &#233;tant consacr&#233; &#224; un atelier &#8220;Quelles ESP&#201; pour la rentr&#233;e ?&#8221; : la matin&#233;e, la question de la FDE n'a pas &#233;t&#233; abord&#233;e ; l'apr&#232;s-midi, l'atelier consista en une s&#233;rie d'interventions, type table ronde, qui accapar&#232;rent la majeure partie du temps de parole. Au final, quelques dizaines de minutes furent consacr&#233;es aux questions de fond : en particulier, une motion &#8220;trans-tendances&#8221; revendiquant notamment un mandat d'&#233;tude relatif &#224; la place du concours en fin de troisi&#232;me ann&#233;e de Licence, si elle put &#234;tre pr&#233;sent&#233;e rapidement, subit une salve de plusieurs interventions coordonn&#233;es visant &#224; la &#8220;recadrer&#8221;&#8230; Quant &#224; l'id&#233;e de lancer des mots d'ordre offensifs (par exemple, celui du boycott de la &#8220;r&#233;forme&#8221; au sein des &#233;tablissements), elle fut &#233;cout&#233;e poliment et est aujourd'hui traduite par&#8230; un simple appel &#224; un moratoire d'un an.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;La question de la FDE devait n&#233;anmoins faire l'objet d'une discussion &#224; l'occasion des travaux en pl&#233;ni&#232;re. Plusieurs camarades intervinrent pour d&#233;noncer le verrouillage de la commission FDE, ce fut l'occasion d'&#233;changes extr&#234;mement vifs avec la tribune, sous l'&#339;il impassible de Bernadette Groison. Les camarades porteurEs de la motion &#8220;trans-tendances&#8221; avaient n&#233;anmoins renonc&#233; &#224; la pr&#233;senter, pour cette raison-m&#234;me, d&#232;s la veille. Il revint donc &#224; &#201;mancipation de porter le seul texte alternatif sur la FDE (pr&#233;-recrutements massifs ouvrant droit &#224; statut d'&#233;l&#232;ve-professeurE salari&#233;E, concours en fin de L3, reconnaissance d'un niveau de qualification &#224; Bac + 5, IUFM r&#233;nov&#233;s en &#233;coles professionnelles universitaires sp&#233;cialis&#233;es dot&#233;es de moyens propres, etc.), et la tribune &#224; cette occasion fut mise en difficult&#233;. En effet, des camarades des deux tendances majoritaires annonc&#232;rent leur intention de voter pour notre motion. La tribune tenta de nous faire renoncer &#224; la mettre au vote, au pr&#233;texte qu'elle aurait &#233;t&#233; d&#233;pos&#233;e &#8220;en catimini&#8221;, puis&#8230; que le mandat du concours en fin de L3 n'avait jamais &#233;t&#233; d&#233;battu&#8230; Elle finit par donner explicitement la consigne de voter contre. Malgr&#233; tout, le score de notre motion (30%) m&#233;rite d'&#234;tre soulign&#233;, de m&#234;me que le taux d'abstention (14%). Suite &#224; cet &#233;pisode, le Congr&#232;s d&#233;bouche sur un mandat d'&#233;tude relatif &#224; la place du concours&#8230; dont on peut penser que la direction fera tout pour l'enterrer, sauf &#224; consid&#233;rer l'offensive qui semble pouvoir &#234;tre men&#233;e au sein m&#234;me du collectif FDE du SNESUP et, bien s&#251;r, dans les sections.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Statuts (&#233;valuation, pr&#233;carit&#233;) : passages en force et renoncements politiques&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Deux de nos motions furent d'abord pr&#233;sent&#233;es dans le cadre de la commission Situation des personnels : une motion pr&#233;carit&#233; (abrogation de la loi Sauvadet, fin du recrutement contractuel et mise en place d'un plan pluriannuel d'emplois de fonctionnaires, restitution des postes supprim&#233;s, etc.), et une motion contre l'&#233;valuation des enseignantEs-chercheurEs (EC) et des personnels en g&#233;n&#233;ral. La question de l'&#233;valuation syst&#233;matique et r&#233;currente des EC avait d&#233;j&#224; &#233;t&#233; abord&#233;e la veille en pl&#233;ni&#232;re, elle fut l'objet de d&#233;bats int&#233;ressants et nuanc&#233;s dans cette commission, &#224; l'issue de laquelle nous nous &#233;tions entenduEs, avec plusieurs camarades des deux autres courants de pens&#233;e, pour ne plus la d&#233;poser au nom d'&#201;mancipation, mais d'une liste de signataires individuelLEs. La teneur des d&#233;bats donnait &#224; penser que cette motion pouvait passer. Comme par hasard, la tribune refusa de la mettre au vote sous pr&#233;texte que la liste des signataires n'apparaissait pas sur le document d&#233;pos&#233;, puis qu'il aurait fallu d&#233;poser les motions 10 jours avant le Congr&#232;s&#8230; Nouvel incident de s&#233;ance : mais rien n'y fit.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Sur la pr&#233;carit&#233;, nous avons soulign&#233; le d&#233;calage inqui&#233;tant entre le caract&#232;re primordial de cette question et le temps qui lui fut consacr&#233; en commission : &#224; peine dix minutes&#8230; Notre intervention porta sur la n&#233;cessit&#233; de faire appara&#238;tre la coh&#233;rence entre la politique &#8220;manag&#233;riale&#8221; mise en &#339;uvre dans l'ESR (comme dans la totalit&#233; de la Fonction publique) et le constat de la d&#233;gradation des conditions de travail, auxquelles la commission avait consacr&#233; la majeure partie de ses d&#233;bats : clairement, l'emploi contractuel, comme les dispositifs de mise au pas et de &#8220;gestion&#8221; des personnels (parmi lesquels l'&#233;valuation), sont les outils du nouveau &#8220;management&#8221; public &#224; l'origine du d&#233;mant&#232;lement en cours de nos statuts. Comme pour la motion FDE, la tribune appela explicitement &#224; voter contre notre texte, au pr&#233;texte&#8230; qu'il allait contre les mandats du SNESUP. Malgr&#233; tout, et comme pour la motion FDE, le score obtenu fait appara&#238;tre les br&#232;ches ouvertes par les positions intenables de la direction : 30,7% des voix, et 15,4% d'abstention.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Ce vote, comme celui sur la FDE, nous semble en effet significatif du foss&#233; creus&#233; entre une direction du SNESUP englu&#233;e dans la cogestion depuis des ann&#233;es au prix de tous les renoncements, et au m&#233;pris de l'expression de ses syndiqu&#233;Es.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Situation et scores d'&#201;mancipation &#224; l'issue du Congr&#232;s&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Quant &#224; &#201;mancipation, elle se sort relativement bien de la crise interne qui l'avait affaiblie au sein du SNESUP (3). Avec 4,22% des voix (contre 4,84% en 2011), nous maintenons une repr&#233;sentation de la tendance &#224; la Commission administrative nationale (un si&#232;ge de titulairE, un si&#232;ge de suppl&#233;ant) et au Bureau national (un si&#232;ge), et d&#232;s lors au sein des deux commissions statutaires (4). Gr&#226;ce au travail d'&#233;laboration qui, malgr&#233; tout, avait pu &#234;tre fait en amont avec l'aide des camarades, &#201;mancipation a &#233;t&#233; la seule tendance &#224; pr&#233;senter des textes alternatifs &#224; ceux de la direction du SNESUP, et &#224; proposer au Congr&#232;s une orientation r&#233;solument anticapitaliste. Il nous faut d&#233;sormais poursuivre dans ce sens partout o&#249; nous intervenons : aupr&#232;s des coll&#232;gues, dans les &#233;tablissements, dans les instances syndicales o&#249; nous sommes &#233;luEs. Pour ce faire, nous appelons notamment les camarades du sup&#233;rieur et touTEs celles et ceux qui le souhaitent &#224; participer aux stages sur l'ESR qui pourront &#234;tre organis&#233;s par la tendance d&#232;s la rentr&#233;e.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;S'organiser dans les sections pour lutter contre les projets en cours&lt;/p&gt; &lt;p&gt;La nouvelle direction du SNESUP a d&#233;fini une orientation strictement &#233;quivalente &#224; celle de ces derni&#232;res ann&#233;es. Pire, alors que cette ann&#233;e de nouvelles &#8220;r&#233;formes&#8221; &#233;tait propice &#224; la construction du rapport de force pour faire entendre &#233;tudiantEs et personnels m&#233;pris&#233;Es pendant 5 ans sous Sarkozy, elle d&#233;clara qu'il fallait &#8220;attendre que la loi soit effective pour lutter&#8221;. Sans surprise donc, le SNESUP continue &#224; suivre les &#8220;feuilles de route&#8221; minist&#233;rielles.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Plus que jamais, les syndiqu&#233;Es doivent se r&#233;approprier leur outil de lutte : les br&#232;ches sont ouvertes, notre exp&#233;rience au Congr&#232;s montre que sur plusieurs mandats cruciaux, la tendance est susceptible de s'inverser. D&#232;s maintenant, il s'agit pour les camarades de s'organiser dans les sections pour construire les luttes et contrer les projets de loi en cours dans l'&#201;ducation et dans le sup&#233;rieur.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&#201;milie Devriendt et Thierry Champion&lt;/p&gt; &lt;p&gt;(1) Cf. motion de la section de Toulon publi&#233;e dans L'&#201;mancipation n&#176; 2, octobre 2012, p. 51.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;(2) Conseil National de l'Enseignement Sup&#233;rieur et de la Recherche&lt;/p&gt; &lt;p&gt;(3) Une liste concurrente &#224; l'initiative de deux camarades &#201;mancipation avait &#233;t&#233; constitu&#233;e.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;(4) Notre d&#233;l&#233;gation est compos&#233;e de : &#201;milie Devriendt (tit.) &#224; la CAN et au BN, Thierry Champion (supp.) &#224; la CAN, Claude-Michel Braud (tit.) &#224; la Commission des conflits, et Didier Torset (tit.) &#224; la Commission des finances.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Solidarit&#233; avec le combat des travailleurEs et de la jeunesse de Turquie !</title>
		<link>http://www.emancipation.fr/spip.php?article886</link>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>QD, Administrateur</dc:creator>



		<description>Communiqu&#233; Emancipation Tendance Intersyndicale (5 juin) Solidarit&#233; avec le combat des travailleurEs et de la jeunesse de Turquie ! Depuis le 31 mai, d'importantes manifestations se d&#233;veloppent en Turquie contre le Premier ministre et sa politique. Ces manifestations ont commenc&#233; &#224; Istanbul en r&#233;action &#224; la violence polici&#232;re qui s'&#233;tait abattue contre les d&#233;fenseurEs d'un parc public menac&#233; par un projet immobilier. Cette protestation s'est ensuite &#233;tendue &#224; plus de cinquante villes de Turquie, et a (...)

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 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Communiqu&#233; Emancipation Tendance Intersyndicale (5 juin)&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Solidarit&#233; avec le combat des travailleurEs et de la jeunesse de Turquie !&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Depuis le 31 mai, d'importantes manifestations se d&#233;veloppent en Turquie contre le Premier ministre et sa politique. Ces manifestations ont commenc&#233; &#224; Istanbul en r&#233;action &#224; la violence polici&#232;re qui s'&#233;tait abattue contre les d&#233;fenseurEs d'un parc public menac&#233; par un projet immobilier. Cette protestation s'est ensuite &#233;tendue &#224; plus de cinquante villes de Turquie, et a pris une dimension clairement anti gouvernementale, les manifestantEs exigeant la d&#233;mission du Premier ministre.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Les manifestantEs, dont un grand nombre de jeunes, ont &#233;t&#233; rejointEs dans leur combat par la centrale syndicale Kesk, qui rassemble 240000 salari&#233;s de la fonction publique. Cette organisation syndicale a appel&#233; &#224; la gr&#232;ve mardi 4 et mercredi 5 juin contre la r&#233;pression et le &lt;i&gt;&quot;terrorisme d'&#201;tat&quot;&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Emancipation apporte son plein soutien &#224; cette mobilisation et participera &#224; toute initiative unitaire de solidarit&#233;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
	<item xml:lang="fr">
		<title>L'&#201;mancipation n&#176;10, le sommaire et la une</title>
		<link>http://www.emancipation.fr/spip.php?article874</link>
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		<dc:date>2013-06-04T10:46:25Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		


		<dc:subject>revue</dc:subject>

		<description>&#201;dito 2 De l'offensive contre l'Enseignement &#224; celle contre les retraites 3 Actualit&#233; 3 Semaine &#201;mancipation 2013 : Un an apr&#232;s&#8230; 4 Femen, le livre 5 &#201;conomie et soci&#233;t&#233; 5 Un endroit pour se poser 8 Syndicalisme 8 SNESUP : Des br&#232;ches ouvertes pour les luttes, malgr&#233; un congr&#232;s verrouill&#233; 10 Un mois dans le monde 11 Dossier D&#233;mocratisation scolaire et innovation p&#233;dagogique 22 International 22 Les Tunisiennes aux avant-postes du Forum Social Mondial 22 R&#233;seau syndical international : Quelques (...)

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&lt;a href="http://www.emancipation.fr/spip.php?rubrique23" rel="directory"&gt;Au sommaire ce mois-ci...&lt;/a&gt;

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		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logos' alt=&quot;&quot; align=&quot;right&quot; src=&quot;http://www.emancipation.fr/IMG/arton874.jpg&quot; width='107' height='150' style='height:150px;width:107px;' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt; &#201;dito&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;2 De l'offensive contre l'Enseignement &#224; celle contre les retraites&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;3 Actualit&#233;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;3 Semaine &#201;mancipation 2013 : Un an apr&#232;s&#8230;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;4 &lt;i&gt; &lt;strong&gt;Femen, &lt;/strong&gt; &lt;/i&gt;le livre&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;5 &#201;conomie et soci&#233;t&#233;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;5 Un endroit pour se poser&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;8 Syndicalisme&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;8 SNESUP : Des br&#232;ches ouvertes pour les luttes, malgr&#233; un congr&#232;s verrouill&#233;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;10 Un mois dans le monde&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;11 Dossier&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;D&#233;mocratisation scolaire et innovation p&#233;dagogique&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;22 International&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;22 Les Tunisiennes aux avant-postes du Forum Social Mondial&lt;/p&gt; &lt;p&gt;22 R&#233;seau syndical international : Quelques impressions d'une premi&#232;re journ&#233;e&lt;/p&gt; &lt;p&gt;24 Rencontre internationale du syndicalisme alternatif&lt;/p&gt; &lt;p&gt;26 Un r&#233;seau syndical international dans l'&#233;ducation ?&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;27 Culture &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;27 O&#249; sont les hommes, o&#249; sont les b&#234;tes ?&lt;/p&gt; &lt;p&gt;28 Humeurs noires : Debout sur le frein&lt;/p&gt; &lt;p&gt;29 Th&#233;&#226;tre : La folle de Chaillot&lt;/p&gt; &lt;p&gt;30 Festival de cin&#233;ma de Douarnenez : L'Espagne au c&#339;ur&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;34 Notre librairie&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;35 Marche des ch&#244;meurs/euses&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;36 Chronique des sexismes ordinaires&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le prochain num&#233;ro de &lt;i&gt; &lt;strong&gt;L'&#201;mancipation syndicale et p&#233;dagogique&lt;/strong&gt; &lt;/i&gt; sera dat&#233; du 3 septembre 2013.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
	<item xml:lang="fr">
		<title>Semaine &#201;mancipation 2013 du 7 au 17 juillet (Avignon)</title>
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		<dc:date>2013-06-01T19:15:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Catherine</dc:creator>



		<description>Le programme complet de la Semaine d'Emancipation se trouve en pi&#232;ce jointe au bas du pr&#233;sent article. Cela fait un an que le nouveau gouvernement applique sa politique. Il est plus que temps pour le mouvement syndical de se reprendre : &#224; coups de &quot;dialogue social&quot; intensif, le pouvoir a d&#233;sarm&#233; le syndicalisme, et annonce une nouvelle &quot;offensive&quot; : &#224; savoir de nouveaux reculs pour le salariat (droit du travail, retraites&#8230;). La Semaine d'&#233;t&#233; d'&#201;mancipation se tiendra donc dans un contexte tr&#232;s (...)

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&lt;a href="http://www.emancipation.fr/spip.php?rubrique1" rel="directory"&gt;On s'pr&#233;sente&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Le programme complet de la Semaine d'Emancipation se trouve en pi&#232;ce jointe au bas du pr&#233;sent article.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Cela fait un an que le nouveau gouvernement applique sa politique. Il est plus que temps pour le mouvement syndical de se reprendre : &#224; coups de &quot;dialogue social&quot; intensif, le pouvoir a d&#233;sarm&#233; le syndicalisme, et annonce une nouvelle &quot;offensive&quot; : &#224; savoir de nouveaux reculs pour le salariat (droit du travail, retraites&#8230;).&lt;/p&gt; &lt;p&gt;La Semaine d'&#233;t&#233; d'&#201;mancipation se tiendra donc dans un contexte tr&#232;s particulier. Contexte politique, mais aussi g&#233;ographique : c'est &#224; 5 km d'Avignon, dans le camping du &quot;Parc des libert&#233;s&quot; sur l'&#238;le de la Barthelasse, que nous poserons nos tentes. Dans un camping mutualiste, dont les animateur-e-s ont gard&#233; l'esprit militant du mutualisme, esprit militant qu'il faudrait retrouver dans tout le mouvement ouvrier !&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Une particularit&#233; : cette ann&#233;e, la Librairie et les d&#233;bats se tiendront sur les lieux du camping, dans une salle gracieusement pr&#234;t&#233;e &#224; cet effet. Nous serons dans un endroit plus peupl&#233; que ceux auxquels nous &#233;tions habitu&#233;-e-s &#8211; festival oblige -, mais il sera possible de se procurer l'alimentation n&#233;cessaire aupr&#232;s des producteurs locaux, dans la plus grande &#238;le fluviale d'Europe.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Notre Semaine, qui a peu d'&#233;quivalents, est &#224; la fois un moment de d&#233;tente, de sociabilit&#233;, de r&#233;flexion et d'&#233;laboration, mais aussi de d&#233;bat sur les luttes actuelles et notre intervention. C'est pourquoi certaines questions &quot;chaudes&quot; par rapport &#224; l'actualit&#233; pr&#233;sente, seront abord&#233;es (Roms, attaque capitaliste sur la formation des salari&#233;-e-s&#8230;). Mais c'est aussi pourquoi aussi nous avons choisi de faire la Semaine pr&#232;s d'Avignon : la Provence et le Vaucluse constituent des endroits dont la richesse culturelle &#8211; tr&#232;s loin de se limiter &#224; un festival travaill&#233; par la rentabilit&#233; capitaliste &#8211; est incontestable.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;La Librairie&lt;/p&gt; &lt;p&gt;L'EDMP, librairie coop&#233;rative, sera pr&#233;sente comme chaque ann&#233;e. Les militant-e-s d'&#201;mancipation sont fortement investi-e-s dans la vie de cette structure, qui ne se limite pas &#224; un local parisien mais se veut un lieu de vie sociale inscrit dans une perspective coop&#233;rative et d'&#233;mancipation.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Les libraires peuvent vous procurer des livres si vous les contactez rapidement &#224; cet effet. Chaque ann&#233;e, la diversit&#233; et l'int&#233;r&#234;t des publications pr&#233;sentes &#224; la Librairie sont renouvel&#233;s.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Quelques informations pratiques&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Deux gares sont disponibles, Avignon Centre et Avignon TGV. Il est aussi possible d'y acc&#233;der par la route, en prenant la sortie &quot;Avignon&quot; (de pr&#233;f&#233;rence &quot;Avignon Nord&quot;).&lt;/p&gt; &lt;p&gt;L'accueil sera organis&#233; sur le camping lui-m&#234;me, &#224; l'entr&#233;e pr&#232;s des chalets dont plusieurs ont &#233;t&#233; r&#233;serv&#233;s par des camarades.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Comme indiqu&#233; plus haut, toutes les r&#233;unions se d&#233;rouleront sur place. Il est possible d'acc&#233;der facilement &#224; la ville d'Avignon en v&#233;lo, ou en se garant (t&#244;t le matin !) sur un parking proche.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Contacts :&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://www.emancipation.fr/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; Num&#233;ro de portable-contact sur place de la Semaine : 06 87 76 92 98&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://www.emancipation.fr/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; Pour tout compl&#233;ment d'information, probl&#232;mes etc. s'adresser &#224; : er@emancipation.fr&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://www.emancipation.fr/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; pour contacter la Librairie : didier.torset89@gmail.com&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title>Br&#232;ves f&#233;ministes (mai 2013)</title>
		<link>http://www.emancipation.fr/spip.php?article885</link>
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		<dc:date>2013-05-22T23:19:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Rosine</dc:creator>



		<description>Parce que c'est aussi une forme de haine&#8230; De l'autod&#233;fense au cin&#233;ma, changer la ville &quot;J'ai r&#234;v&#233; d'une rue o&#249; la peur me quitterait&#8230; Je r&#234;ve d'une rue sans la peur &#224; mes c&#244;t&#233;s. Il est dix heures du soir, femmes, rentrez chez vous ; les hommes peuvent aller boire, nous resterons chez nous&quot;. Ainsi commence une des chansons d'un disque anonyme de chansons de femmes des ann&#233;es soixante-dix, dont l'actualit&#233; est toujours br&#251;lante, comme le montrent les t&#233;moignages recueillis dans Les pieds sur terre (&quot;Le (...)

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&lt;a href="http://www.emancipation.fr/spip.php?rubrique9" rel="directory"&gt;Sexisme et homophobie&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt;Parce que c'est aussi une forme de haine&#8230;&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;De l'autod&#233;fense au cin&#233;ma, changer la ville&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;i&gt;&quot;J'ai r&#234;v&#233; d'une rue o&#249; la peur me quitterait&#8230; Je r&#234;ve d'une rue sans la peur &#224; mes c&#244;t&#233;s. Il est dix heures du soir, femmes, rentrez chez vous ; les hommes peuvent aller boire, nous resterons chez nous&quot;. &lt;/i&gt;Ainsi commence une des chansons d'un disque anonyme de chansons de femmes des ann&#233;es soixante-dix, dont l'actualit&#233; est toujours br&#251;lante, comme le montrent les t&#233;moignages recueillis dans &lt;i&gt; &lt;strong&gt;Les pieds sur terre&lt;/strong&gt; &lt;/i&gt; (&lt;i&gt;&quot;Le stage de self d&#233;fense&quot;&lt;/i&gt;, France Culture, 8 avril, 30 min., &#224; r&#233;&#233;couter sur le site de la radio), qui ne sont pas sans rappeler le film &lt;i&gt; &lt;strong&gt;Les femmes du bus 678 &lt;/strong&gt; &lt;/i&gt;(Egypte, 2010, &#224; voir absolument). &#201;mission o&#249; l'on apprend qu'il n'y a pas de fatalit&#233; &#224; &#234;tre victime, et qu'on peut &lt;i&gt;&quot;d&#233;samorcer des agressions simplement par le regard&quot;&lt;/i&gt;, faire front et obliger l'agresseur &#224; s'excuser, quitte &#224; le poursuivre jusque dans la boulangerie o&#249; il n'osera plus acheter son pain, entendre ses excuses, et alors &lt;i&gt;&quot;on dit OK parce qu'on va pas lui dire merci, et on tourne les talons, et on est juste la plus forte du monde&quot;&lt;/i&gt;. Une &#233;mission r&#233;jouissante qui modifierait la fin de la chanson : &lt;i&gt;&quot;J'ai r&#234;v&#233; d'une ville qui ne serait plus un ghetto. Je r&#234;ve d'une ville sans une ombre dans mon dos. Je peux toujours r&#234;ver, la rue n'est pas aux femmes ; je veux toujours lutter pour que nos pas se calment&quot;. &lt;/i&gt;Coup pour coup, la rue est aussi &#224; nous.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le 8 mars, c'est toute l'ann&#233;e et&#8230; partout !&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Najat Vallaud-Belkacem, Ministre des Droits des femmes, avait organis&#233; le 7 mars une soir&#233;e de mobilisation &lt;i&gt;&#8220;&lt;a href=&quot;http://8marstoutelannee.fr/&quot; class='spip_out' rel='external'&gt;Le 8 mars, c'est toute l'ann&#233;e !&lt;/a&gt;&#8221;&lt;/i&gt; au cours de laquelle a &#233;t&#233; rendu public le &lt;i&gt;&#8220;Calendrier de l'&#233;galit&#233;&#8221;&lt;/i&gt;, mis en ligne sur le site &lt;a href=&quot;http://8marstoutelannee.fr/&quot; class='spip_out' rel='external'&gt;http://8marstoutelannee.fr&lt;/a&gt;, qui donne, pour chaque jour de l'ann&#233;e, un &#233;v&#233;nement en lien avec les droits des femmes.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Dans l'&#233;ducation, on note la &lt;i&gt; &lt;strong&gt;Convention interminist&#233;rielle pour l'&#233;galit&#233;&lt;/strong&gt; &lt;/i&gt; sign&#233;e le 7 f&#233;vrier, qui pr&#233;voit notamment enfin le lancement en septembre de modules p&#233;dagogiques &#224; destination des enseignantEs du primaire pour interroger leurs propres repr&#233;sentations comme celles des enfants, sensibiliser aux st&#233;r&#233;otypes, au respect mutuel&#8230; Signature qui fait suite &#224; celle, le 28 janvier dernier, de la &lt;i&gt; &lt;strong&gt;Charte pour l'&#233;galit&#233; Femmes/Hommes dans les &#233;tablissements sup&#233;rieurs et de recherche&lt;/strong&gt; &lt;/i&gt;, &#233;labor&#233;e et ratifi&#233;e par la Conf&#233;rence des pr&#233;sidents d'universit&#233;s, celle des directeurs d'&#233;coles d'ing&#233;nieurs et celle des grandes &#233;coles. La fin du sexisme dans le sup&#233;rieur ? Ce serait trop beau&#8230;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Un exemple ? Si la direction de Sciences Po Bordeaux a r&#233;agi face aux propos sexistes et homophobes d'un petit groupe d'&#233;tudiants, cette m&#234;me direction a d&#233;clar&#233; dans la presse (1) vouloir porter plainte pour diffamation contre le Collectif f&#233;ministe bordelais contre les violences sexistes dans l'enseignement sup&#233;rieur, car il avait d&#233;nonc&#233;, outre lesdits propos, un certain climat propice &#224; l'expression de ces propos ! &lt;i&gt;&quot;Plus largement, cette affaire r&#233;v&#232;le la banalisation des violences sexistes dans l'enseignement sup&#233;rieur : la culture du silence, comme celle de la protection de l'image et de la r&#233;putation des grandes &#233;coles et des universit&#233;s constitue un terreau favorable &#224; la perp&#233;tuation de pratiques qui ne seront jamais trop d&#233;nonc&#233;es&quot;&lt;/i&gt;, note le Collectif dans un appel &#224; soutien&lt;i&gt; &lt;/i&gt;(2). Reste donc &#224; d&#233;montrer que cette &lt;i&gt; &lt;strong&gt;Charte&lt;/strong&gt; &lt;/i&gt; n'est pas un moyen de s'acheter une bonne conscience.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;right&quot;&gt;&lt;strong&gt;Claire Demel&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;(1) &lt;i&gt; &lt;strong&gt;Lib&#233;ration&lt;/strong&gt; &lt;/i&gt;, 8 f&#233;vrier 2013, &lt;i&gt;&quot;Sciences po et le sexisme de ses &#233;tudiants&quot;&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;(2) Pour signer la p&#233;tition : &lt;a href=&quot;http://www.petitions24.net/appel_a_soutien&quot; class='spip_out' rel='external'&gt;http://www.petitions24.net/appel_a_soutien&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title>Un mois dans le monde</title>
		<link>http://www.emancipation.fr/spip.php?article884</link>
		<guid isPermaLink="true">http://www.emancipation.fr/spip.php?article884</guid>
		<dc:date>2013-05-18T23:12:00Z</dc:date>
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		<description>Bangladesh Les propri&#233;taires de l'industrie textile en Occident ont supprim&#233; des centaines de milliers d'emplois pour &#171; d&#233;localiser &#187; dans des pays o&#249; le travail ne co&#251;te rien (salaire minimum 28 euros par mois au Bangladesh) et o&#249; la r&#233;pression casse toute volont&#233; ouvri&#232;re de s'organiser. L'&#233;croulement d'un immeuble qui abritait &#171; ill&#233;galement &#187; une gigantesque usine textile dans la banlieue de Dacca a fait des centaines de mortEs et de disparuEs. Il y avait d&#233;j&#224; eu l'incendie de l'usine de Tazreen (novembre (...)

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&lt;a href="http://www.emancipation.fr/spip.php?rubrique10" rel="directory"&gt;International&lt;/a&gt;


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 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Bangladesh&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Les propri&#233;taires de l'industrie textile en Occident ont supprim&#233; des centaines de milliers d'emplois pour &#171; d&#233;localiser &#187; dans des pays o&#249; le travail ne co&#251;te rien (salaire minimum 28 euros par mois au Bangladesh) et o&#249; la r&#233;pression casse toute volont&#233; ouvri&#232;re de s'organiser. L'&#233;croulement d'un immeuble qui abritait &#171; ill&#233;galement &#187; une gigantesque usine textile dans la banlieue de Dacca a fait des centaines de mortEs et de disparuEs. Il y avait d&#233;j&#224; eu l'incendie de l'usine de Tazreen (novembre 2012) qui fabriquait des tee-shirts et des jeans et le sinistre bilan de 500 mortEs par incendie d'usines entre 2006 et 2011. La police a imm&#233;diatement r&#233;prim&#233; sauvagement une manifestation ouvri&#232;re de col&#232;re. Quelques mafieux locaux qui ont &#171; optimis&#233; les co&#251;ts &#187; en utilisant cet immeuble branlant seront peut-&#234;tre inqui&#233;t&#233;s mais pas les donneurs d'ordre : ils s'appellent Wall Mart, Auchan, Carrefour &#8230; R&#233;pondront-ils un jour de ces crimes ?&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Nig&#233;ria&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le groupe Boko Haram est certes un groupe fanatis&#233; qui pratique le nettoyage ethnique dans le nord d&#233;sh&#233;rit&#233; du Nig&#233;ria. Le moins qu'on puisse dire, c'est que les m&#233;thodes utilis&#233;es pour &#171; l'&#233;radiquer &#187; ne peuvent que le renforcer : &#224; la recherche d'un chef de Boko Haram, l'arm&#233;e nig&#233;riane a d&#233;truit la localit&#233; de Baga au bord du lac Tchad. Bilan : plus de 180 mortEs, civilEs en grande majorit&#233;, et le chef recherch&#233; est introuvable. Ces atrocit&#233;s rappellent celles qui ont jalonn&#233; l'histoire r&#233;cente de l'Afghanistan avec une absence totale &#171; d'efficacit&#233; &#187;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Ex-Yougoslavie&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;En enqu&#234;tant sur l'assassinat il y a dix ans du Premier ministre serbe Zoran Djindjic, le journaliste croate Domagoj Margetic a d&#233;couvert de la dynamite. Au d&#233;but des ann&#233;es1990, en pleine guerre yougoslave et alors que le nettoyage ethnique battait son plein, les deux chefs de guerre Tudjman et Milosevic se sont entendus pour placer ensemble environ 100 milliards d'euros &#171; collect&#233;s &#187; en Croatie, en Serbie et aupr&#232;s des diasporas dans diff&#233;rentes banques europ&#233;ennes et &#224; Chypre. Ils ont &#171; recapitalis&#233; &#187; deux banques yougoslaves situ&#233;es &#224; Paris et Londres pour y placer leur tr&#233;sor de guerre. Cet argent a aliment&#233; le carnage et a &#233;t&#233; largement d&#233;tourn&#233; par les familles Tudjman et Milosevic devenues tr&#232;s riches. On retrouve aujourd'hui une partie de ce pactole chez les propri&#233;taires des r&#233;seaux de t&#233;l&#233;phone mobile.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;L'Europe aurait pu &#234;tre un contrepoids &#224; cette barbarie mafieuse et elle plonge aujourd'hui de nombreux peuples dans la mis&#232;re. Le parti de Tudjman est toujours mafieux (l'ancien Premier ministre Sanader est en prison pour corruption) mais il est devenu &#171; proeurop&#233;en &#187;. Moins de 30% des Croates ont particip&#233; aux &#233;lections de leurs d&#233;put&#233;s au Parlement europ&#233;en. C'est une preuve de plus que cette Europe lib&#233;rale est de plus en plus vomie par les peuples.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Maroc&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le roi Mohamed VI n'est pas seulement le partenaire bienveillant de l'Union Europ&#233;enne pour traquer les Sans Papiers ou r&#233;primer les manifestations. En tant que pr&#233;sident du conseil sup&#233;rieur des oul&#233;mas, il a &#233;mis une fatwa qui requiert la peine de mort contre tout musulman qui renonce &#224; sa religion.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Japon&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Deux ans apr&#232;s la catastrophe de Fukushima, on est encore stup&#233;fait par l'amateurisme des &#171; sp&#233;cialistes &#187; du nucl&#233;aire japonais et par celui de la compagnie Tepco. Comme au moment de la catastrophe, le syst&#232;me de refroidissement de la centrale a &#233;t&#233; arr&#234;t&#233; &#8230; cette fois-ci &#224; cause d'un rat ! Au passage, les fuites d'eau contamin&#233;es se multiplient aussi bien dans le sol que dans l'Oc&#233;an qui vient de &#171; recevoir &#187; 120 tonnes d'eau fortement radioactive.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Guatemala&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le proc&#232;s pour g&#233;nocide de l'ancien dictateur Rios Montt a &#233;t&#233; annul&#233; pour &#171; vice de forme &#187;. Celui-ci qui a 87 ans est responsable de 200000 morts, essentiellement am&#233;rindiens pendant la p&#233;riode o&#249; il &#233;tait au pouvoir (1982-83). L'impunit&#233; de ce dictateur form&#233; par la CIA vient du fait que ses complices sont revenus au pouvoir.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Venezuela&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;La droite v&#233;n&#233;zu&#233;lienne men&#233;e par le plus grand capitaliste du pays a certes progress&#233;, mais, m&#234;me sans Chavez, elle a &#233;t&#233; battue. Elle a aussit&#244;t tent&#233; avec des manifestants arm&#233;s un coup d'&#233;tat. Les 7 morts sont tous des partisans du nouveau pr&#233;sident Maduro.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Isra&#235;l/Palestine&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le prisonnier palestinien Abou Hamdiyeh &#233;tait un membre du Fatah arr&#234;t&#233; en 2002 et condamn&#233; &#224; la prison &#224; vie. Il est mort &#224; 64 ans d'un cancer. Les autorit&#233;s isra&#233;liennes ont refus&#233; de le soigner. Un autre prisonnier, Samir Issawi en gr&#232;ve de la faim et sous perfusion depuis 9 mois, a obtenu une promesse de lib&#233;ration prochaine.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Dans la vall&#233;e du Jourdain, un campement de b&#233;douins palestiniens a &#233;t&#233; d&#233;truit par les bulldozers. Le gouvernement fran&#231;ais qui avait financ&#233; ce campement a protest&#233;. Par contre ce m&#234;me gouvernement continue de tergiverser sur la question de l'obligation qui serait faite &#224; Isra&#235;l d'&#233;tiqueter les produits des colonies. Fabius a dit qu'il attendait une d&#233;cision europ&#233;enne unanime &#8230; qui n'aura bien s&#251;r jamais lieu.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;En Grande-Bretagne, l'&#233;quivalent anglais du CRIF qui attaquait en justice le plus grand syndicat universitaire a perdu son proc&#232;s : le jugement &#233;tablit que &#171; l'amour pour l'Etat d'Isra&#235;l n'est pas un caract&#232;re intrins&#232;que chez les Juifs &#187;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;En France, la compagnie Air France a &#233;t&#233; condamn&#233;e &#224; verser de lourdes indemnit&#233;s. Elle avait demand&#233; &#224; une passag&#232;re en partance pour la Palestine si elle &#233;tait juive et lui avait refus&#233; l'embarquement. La SNCF ne vaut pas mieux : lors de la visite en mars de Shimon P&#233;r&#232;s &#224; Paris, elle a d&#233;lib&#233;r&#233;ment &#233;cart&#233; du dispositif &#171; d'accueil &#187; tous les employ&#233;s pr&#233;sum&#233;s musulmans.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;right&quot;&gt;&lt;strong&gt;Pierre Stambul&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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