Chronique des sexismes ordinaires

Chronique des sexismes ordinaires

PARCE QUE C’EST AUSSI UNE FORME DE HAINE

Le sexisme qui venait du froid

On l’aura remarqué : si cela ne doit en rien exonérer les turpitudes de “notre” gouvernement, celui de Poutine est sur une ligne réactionnaire dans tous les domaines. Le sabre et le goupillon cohabitant bien sous toutes les latitudes, il a comme alliée, servante obséquieuse, l’Église orthodoxe. La presse internationale s’est faite l’écho du référendum prochain en Russie sur un nouveau projet de Constitution (22 avril). Outre le renforcement de facto de son pouvoir, il contient des dispositions toutes plus réactionnaires les unes que les autres. Notamment en matière de sexisme. Mais il est vrai que ces temps-ci, on a droit à un véritable festival. Début 2017, une loi dépénalisait partiellement les violences conjugales. Les associations de défense des droits des femmes s’organisent, un projet de loi sur les violences conjugales est élaboré… et pour l’instant a échoué du fait, à nouveau, de l’opposition de l’Église (mensuel La Raison, mars 2020). Comme le précise le patriarche de Russie, dans sa traditionnelle interview de Noël sur la principale chaîne de télévision : “Mon point de vue est que, tout d’abord, nous devons protéger la famille. Chaque intrusion de l’extérieur dans les relations familiales a d’immenses conséquences négatives”. Poutine veut introduire la référence à Dieu et interdire toute possibilité de mariage homosexuel dans la prochaine Constitution (une loi de 2013 contre “la propagande homosexuelle” permet déjà d’interdire rassemblements ou manifestations pour la défense des droits) : les valeurs traditionnelles, nationalistes, cléricales, homophobes et machistes seront bien défendues !

Quentin

Droit à l’IVG pendant le confinement : restons vigilantes !

S’il ne faut pas minimiser la crise, il faut rester vigilant.es au maintien de nos droits. Faute de moyens suffisants pour gérer la crise, certains hôpitaux ont fermé des services pour gérer les patient.es atteint.es du virus ou rendu moins prioritaires certaines missions : c’est le cas de l’IVG. Fermeture de créneaux de blocs opératoires, fermeture de centres pour protéger les salarié·es… l’accès à l’IVG, médicamenteuse ou instrumentale, peut s’avérer compliqué dans la période. D’autant que certaines femmes craignent de se rendre dans les hôpitaux en pleine épidémie. Les délais d’attente s’allongent et certaines femmes pourraient renoncer à exercer leur droit ou bien se retrouver hors du délai légal. Le Sénat a d’ailleurs rejeté la semaine dernière un amendement demandant l’allongement du délai légal d’avortement.

Les services des hôpitaux s’efforcent de ne pas mélanger les patient.es et les services téléphoniques des centres, comme le Planning familial, restent ouverts malgré le confinement ! Informons, restons vigilant.es et luttons contre un recul possible de nos droits.

Karine

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