Émancipation


Tendance intersyndicale

Intervention Émancipation à la commission administrative nationale du SNES

Nous avons fait hier la caractérisation du gouvernement Macron depuis son élection en 2022. Force est de constater que Macron sert les intérêts des capitalistes et c’est en ce sens qu’il faut le combattre. Ce monde, servi par Macron ouvre perpétuellement de nouveaux conflits armés, colonisateurs qui profitent aux géants de l’armement, il dépouille les travailleurs de leurs acquis sociaux, conquis par la grève et la lutte.

La loi xénophobe de Darmanin est un marqueur de l’extrême droitisation du gouvernement et elle doit être combattue en appelant à la manifestation du 21, comme cela est fait, mais aussi aux mobilisations du 25 et des jours suivants, jusqu’au retrait du texte entier. On ne pourrait se satisfaire d’une censure partielle du conseil constitutionnel.

Dans la fonction publique, les annonces successives de Guérini montrent d’ores et déjà que la loi entrainera un recul historique sur le statut du fonctionnaire en introduisant l’individualisation des carrières et les rémunérations au mérite qui pourraient aller jusqu’à 25 % du salaire. C’est un projet désastreux qui n’est ni discutable, ni amendable. En ce sens, le SNES et la FSU n’ont aucune place dans les concertations et doivent travailler au boycott par toutes les organisations de la fonction publique. Le SNES doit aussi mobiliser contre cette loi dès maintenant.

Concernant le « choc des savoirs », nous partageons l’analyse de la tribune et en tirons les mêmes propositions que pour la fonction publique.

Dans cette période où le gouvernement enchaine de plus en plus rapidement les contre-réformes, le syndicalisme doit créer une véritable opposition et créer le rapport de force. A commencer par le refus du dialogue social qui ne négocie que le poids des chaines.

Le SNES doit ouvrir la perspective de luttes victorieuses :

– Par la création de revendications unifiantes avec un recrutement massif, une baisse du temps de travail, la titularisation des non titulaires, des hausses uniformes de salaires et une amélioration des conditions de travail

– Sur la stratégie, celle des journées d’action isolées, une en janvier, une en mars n’est pas mobilisatrice car elle n’est pas gagnante. Cela a été la stratégie de l’intersyndicale lors de la lutte contre la réforme des retraites et cela n’a pas permis la victoire alors que le mouvement était exceptionnel et massif 

Il faut donc construire un mouvement d’ampleur comme au Canada, Allemagne, Californie où les fonctionnaires et/ou enseignant.es ont obtenu au printemps 2023 des revalorisations salariales jusqu’à 30 % en quelques jours de grèves d’affilée. *

Le SNES doit prendre toute sa part dans la construction d’un mouvement d’ampleur en permettant la construction à la base : AG des personnels dans les établissements, coOrdination de bassin et/ou département des AG d’établissement.

Enfin dans la perspective à moyen terme d’un mouvement long, il est nécessaire de créer et faire vivre les caisses de grève pour tous les personnels.


Publié

dans

,

par

Étiquettes :